France

Journée découverte dans l’Ain : entre plateau de Retord et Bugey

FRANCE – Randonnée sur le plateau, activités outdoor et bons repas terroir : nos bonnes adresses pour profiter du plateau de Retord et du Bugey.

plateau-de-retord

Mystérieux plateau de Retord. Quand on est arrivé en pleine nuit, sous la pluie et dans la brume, au bout de cette petite route sinueuse, on ne savait pas du tout où on avait atterri. Les doutes se sont vite envolés grâce à l’accueil chaleureux de Jean-Jacques, en son gîte des Pelaz, avec un bon repas préparé par ses soins et une chambre douillette. Et au petit matin, en ouvrant les volets, le spectacle a commencé et tout a véritablement pris sens. Couru par les amateurs de sports d’hiver, le plateau est d’une beauté saisissante en toute saison.

Jean-Jacques Bianchi, lui, est tombé amoureux de cette vieille grange dans les années 80. Patiemment, il a retapé tous les bâtiments de ce corps de ferme pour le transformer en gîtes (2 à 4 places et 4 à 6 places) et en faire l’endroit parfait pour profiter du cadre naturel unique du plateau de Retord.
Adresse : Gîte des Pelaz, au dessus de la station familiale des Plans d’Hotonnes. A partir de 100 euros la nuit, selon le gîte et la saison. Tél. 04 79 87 65 73.

Plateau-de-retord-gite-les-pelaz

Randonnée en forêt sur la plateau de Retord

Ici, c’est déjà le Jura. Beaucoup l’ignore, mais la partie méridionale du massif montagneux s’étend jusque dans le département de l’Ain (et pas dans le seul département du Jura, hein) sur un large plateau culminant à 1350 mètres d’altitude. A moins d’une heure de Lyon et de Genève, le coin est un véritable paradis pour les amateurs de sports outdoor.

Tous les chemins labellisés passent par là : grands sentiers de randonnée, boucles VTT, chemins d’équitation et bien sûr pistes de ski de fond pour l’hiver. C’est l’une des grandes spécialités du Plateau de Retord, qui dispose même d’un stade de biathlon.

plateau-de-retord-foret

On est tout juste fin septembre. L’été est parti, la neige n’est pas encore là. Mais la forêt n’en est pas moins belle. Les arbres se parent de leurs plus belles couleurs automnales. Après un petit-déjeuner authentique au gîte (les confitures maison, une tuerie), on part explorer les alentours et se pencher sur le phénomènes des combes, ces vallées creuses typiques du Jura, accompagné de Daniel, président du GIP du Plateau de Retord. Il connaît le secteur comme sa poche.

Depuis la Croix des Terments, jusqu’au Panorama de Beauregard, notre guide nous offre le plus bel aperçu de la flore locale. Hors des sentiers, sur un tapis de feuilles mortes, on explore une partie des forêts du plateau. On ne peut être que conquis. 

plateau-de-retord-elo

Vue sur les Alpes et le Mont Blanc

Le panorama de Beauregard ne pouvait pas mieux porter son nom. Daniel n’y croyait pas. Après la pluie de la veille, il était persuadé que la vue serait bouchée. Et que l’on ne pourrait pas admirer le spectacle à sa juste valeur. Dans le doute, il nous a fait grimper jusqu’au site. Et là, face à nous, scintillante sous le soleil du matin : la chaîne des Alpes s’impose, avec le Mont Blanc en maître de cérémonie. Majestueuse.

plateau-de-retord-panorama-alpes.jpg

Jusqu’à la chapelle de Retord

Pour nous offrir une vue plus complète du Plateau de Retord, Daniel nous embarque dans son fourgon 4×4 bricolé maison pour une petite balade. Le plateau continue de nous montrer ses plus beaux panoramas sur les Alpes, avec en prime, des vaches à chaque coin de champs ! On roule encore quelques minutes jusqu’à la Chapelle de Retord. Située à 1200 m d’altitude c’est la plus haute du diocèse. A l’intérieur, le mobilier en sapin est étonnamment moderne.

Et à deux pas de là, l’Auberge de Retord régale les curieux depuis les années 70 avec… le même menu absolument tous les jours. Charcuterie, pièce de bœuf et tarte aux myrtilles. Menu unique, mêmes recettes depuis plus de 40 ans… et ça marche ! Le restaurant ne désemplit pas.

L’heure de manger approche, mais c’est chez un maître-restaurateur du Bugey que l’on a rendez-vous (lire l’encadré ci-dessous).

OÙ MANGER TERROIR DANS LE BUGEY : À LA FERME GUICHARD
ferme-guichardCette jolie bâtisse en pierre, perdue au milieu de la nature, offre le cadre parfait à une véritable cuisine du terroir. On s’attendait à un menu aussi riche en goût que copieux, et on n’a pas été déçu. La carte aux spécialités bugistes fait honneur aux produits locaux et les sublime directement sur l’ardoise !
Toute l’originalité du concept est là : les plats sont servis sur une belle et large planche en bois, agrémenté d’une pierrechaude sur laquelle on peut cuire les viandes selon ses goûts et ses envies. Le rendu est visuellement impeccable, tout comme les saveurs. Que dire de plus ? Ah oui, l’accueil est chaleureux et le service efficace ! 
La Ferme Guichard se situe à 2 km d’Hauteville-Lompnès, direction le Col de la  Rochette. Ouvert du mercredi au dimanche. Tél. 04 74 35 36 68. 

 

Parcours Aventure du Bugey

Pour digérer, rien de tel qu’un petit peu d’exercice.. dans les arbres ! La formule n’est pas nouvelle, mais le Parcours Aventure du Bugey veut se démarquer. Cet espace accrobranche, sur le plateau d’Hauteville, dans un bois d’épicéas, propose de jouer dans les cimes comme nulle part ailleurs, avec pas moins de 125 ateliers aériens. Un vélo ou une petite voiture suspendus, des tyroliennes en tous sens, un parcours spécialement adapté aux personnes handicapées, c’est unique en France. Les patrons ont même développé et breveté un système d’ancrage qui blesse le moins possible les arbres. Chapeau.
Adresse : site de Terre Ronde Chemin du Col de Valorse à Hauteville-Lompnes ; tél.06 83 39 10 47. 

Le col du Grand Colombier

Ce soir on quitte l’Ain, pour rejoindre la Savoie, de l’autre côté du Rhône. Mais, avant on veut faire un dernier détour par un des cols les plus mythiques du Tour de France : celui du Grand Colombier. Ce n’est pas tant l’exploit sportif qui nous intéresse ici (on est en voiture, c’est quand même beaucoup plus facile) mais bien le point de vue, depuis les 1534 m d’altitude du sommet, sur la vallée, le Rhône et le lac du Bourget.

Ain-col-du-grand-colombier

Pour la petite histoire cycliste, c’est seulement en 2012 que le col est emprunté pour la première fois par les coureurs du Tour de France. Sa difficulté en fait aujourd’hui l’un des cols les plus redoutés… et donc l’un des plus connus. Une fois en haut du col, il faut prendre le temps de marcher le long de la crête pour profiter du panorama à 360°. D’un côté l’Ain, de l’autre la Savoie. Et surtout si vous redescendez vers le Rhône, prenez la route de Culoz, bien plus jolie que celle d’Anglefort, pour descendre vers le lac du Bourget. Jean-Jacques nous l’avait conseillé. Et il avait raison…

_____________________________________________

Nous avons découvert l’Ain à l’invitation de la région Auvergne-Rhône Alpes.

Categories: France

2 replies »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.