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Visiter Nîmes : les 10 bonnes raisons

FRANCE – Bienvenue chez nous ! Nîmes est une ville splendide, grâce à ses monuments romains, mais pas seulement. Nos conseils et bons plans pour découvrir la “Rome française”.

Nîmes. C’est ici que l’on vit. Et le fait d’avoir voyager tout autour de la planète nous aide à mesurer la chance d’habiter cette ville splendide, qui n’a d’ailleurs peut-être jamais été aussi belle que maintenant, après des années de travaux de rénovation. Pourquoi il faut absolument visiter Nîmes ? On vous donne dix bonnes raisons.

1. Visiter Nîmes ? Parce qu’il fait toujours beau (ou presque)

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Vous voyez sur la carte de la météo, à la télé, l’endroit où il fait toujours le plus chaud ? Hé bien Nîmes, c’est là. Là où l’on se balade déjà en short et tee-shirt quand à Paris, la doudoune n’est pas encore remisée. Là où on boit un coup en terrasse des semaines avant, et des semaines après, la plupart des autres villes françaises. 
Quitte à s’offrir un week-end quelque part, on est tous d’accord, autant éviter de se faire saucer dès qu’on met le nez dehors. C’est statistique : la commune de Nîmes a connu 272 mm de pluie en 2016, contre une moyenne nationale de 519 mm de précipitations. Grâce au mistral qui chasse les nuages (OK, c’est vrai, parfois il les chasse en soufflant un peu fort), le nombre d’heures de soleil dépasse les 2600 heures par an ! Vive le climat méditerranéen. 

2. Pour ses monuments romains

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Alors là, pardon, mais aucune autre ville ne fait mieux (sauf Rome bien sûr, mais Rome, ça compte pas).

Au cas où, lire aussi notre article :  Visiter Rome en 4 jours : les incontournables

Nimes-grands-jeux-romainsIl y a l’amphithéâtre le mieux conservé du monde romain, qui a conservé sa hauteur initiale, son système de circulation intérieur intact et une partie de ses gradins (réponds à ça, le Colisée !). Les arènes de Nîmes qui mesurent plus de 130 mètres de long pour 100 mètres de large, hautes de 21 mètres, sont magnifiques de l’extérieur. De l’intérieur ? C’est encore mieux.
Dès la fin du Ier siècle de notre ère, elles accueillaient des chasses de bêtes sauvages ou des combats de gladiateurs ; elles servent toujours d’écrin à des dizaines de spectacles par an, concerts des mégastars du Festival estival, corridas lors des deux ferias annuelles, les Grands Jeux Romains bien sûr, mais aussi des événements divers et variés, comme un repas de chefs étoilés ou le grand départ de la Vuelta cycliste en 2017, par exemple.

 

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Il y a aussi le temple le mieux conservé du monde romain. Oui, encore. Et pis vous z’avez qu’à vérifier si vous ne nous croyez pas. Ou mieux, venir voir par vous-même : la Maison Carrée, ancienne elle-aussi de 2000 ans, est un bijou. Une merveille. Nous, on l’adore. À chaque fois, c’est comme une apparition : l’élégance de ses proportions, les détails de ses frises, la légèreté de ses chapiteaux corinthiens et de leurs fines feuilles d’acanthe. Comme les arènes, c’est parce qu’elle a toujours été utilisée qu’elle a été si bien conservée. Sa restauration, achevée en 2010, lui a offert un nouvel éclat. Jadis élément central du Forum romain, elle trône désormais au centre d’une place réaménagée par lord Norman Foster, l’architecte qui a conçu Carré d’art, juste en face.

nimes-tour-magneLa Tour Magne. Ce monument-là, il se mérite. Une petite dizaine de minutes de grimpette depuis le bas des Jardins de la Fontaine (lire ci-dessous). Tout sauf insurmontable, ou désagréable. La Tour Magne, pour les Nîmois, c’est l’emblème de leur ville, plus encore que les arènes ou la Maison Carrée. D’ailleurs, ils ne disent jamais “quand je suis loin de Nîmes…”, mais “quand je suis loin de la Tour Magne…”
À l’époque romaine, la cité était protégée par une enceinte formidable, longue de plus de six kilomètres. La Tour Magne en constituait le point culminant. Même si tout le dernier étage a disparu, elle s’élève encore à 32 mètres de haut. Au sommet, la vue est superbe.

Bon plan : il existe un pass unique pour visiter les trois monuments, arènes, Maison Carrée, et Tour Magne : valable trois jours, il coûte 13 € (tarif réduit : 11 €). Toutes les infos par là.

Il y aussi la Porte Auguste, qui constituait l’entrée de la cité par la Via Domitia, la Porte de France, autre élément du rempart antique, le Temple de Diane, près de la source ou encore le Castellum, chef d’œuvre de technologie et point d’arrivée de l’aqueduc de 50 km de long (dont le Pont du Gard faisait partie), où se répartissait l’eau pour tous les quartiers… Et tant d’autres traces du passé romain de la ville, qui se laissent découvrir aux regards curieux. Nîmes n’usurpe pas son surnom de Rome française. Et puis de toute façon, on vous l’a dit, Rome ça compte pas.

Envie de monuments romains ET d’exotisme : notre découverte des ruines de Volubilis
dans l’article Visiter Fès et ses environs.

3. Pour son charmant cœur de ville

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C’est le moment ! Les boulevards et toutes les places qu’ils traversent viennent tout juste d’être refaits, les Nîmois le disent : leur ville n’a jamais été aussi belle. Les boulevards, où circule aujourd’hui un trambus flambant neuf (la lige 2 est en préparation), ce sont les grands axes percés au XIXe siècle sur le trajet des remparts médiévaux. Ils entourent l’Écusson, dédale de petites rues piétonnes qui dissimulent de mignonnes petites places, une vie commerçante foisonnante (et encore pas mal de boutiques indépendantes, youpi), et des édifices incontournables, comme la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor par exemple. L’Écusson, secteur sauvegardé depuis 1985,  abrite aussi des dizaines d’hôtels particuliers des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles aux superbes cours intérieures : une densité unique (l’office de tourisme propose d’ailleurs une visite sur ce seul thème).
Ces dernières années, des efforts considérables ont été entrepris pour rénover le centre de Nîmes. Les allées Jean-Jaurès sont passées du statut de parking poussiéreux à celui d’agréable promenade piétonne, entre bassins et espaces verts. L’avenue Feuchères, qui mène à la gare, est une entrée piétonne royale. Le parvis des arènes, l’Esplanade Charles-de-Gaulle… Tout ça, c’est neuf, ou presque. Vous connaissiez Nîmes il y a 10 ans ? Ça n’a plus rien à voir.

nimes-embleme-starkLes amateurs d’architecture contemporaine seront comblés eux-aussi : les plus grands noms se sont penchés sur le berceau nîmois, pas moins de trois prix Pritzker (le Nobel de l’architecture) y ont laissé leur trace. Norman Foster, bien sûr, avec son Carré d’art, du verre et du fer face à la pierre de la Maison Carrée, inauguré en 1993. Jean Nouvel et ses étonnantes barres HLM Nemausus (route d’Arles). Elisabeth de Portzamparc, associé à son époux Christian, a été retenue pour bâtir le futur musée de la Romanité, face à l’amphithéâtre (lire ci-dessous). 
Jean-Michel Wilmotte a récemment repensé les 1,6 km de l’avenue Jean-Jaurès comme “un jardin à la française ramblatisé”. Plus tôt, il avait déjà modernisé les Halles, l’Hôtel de Ville ou le théâtre. Et puis le designer Philippe Starck, qui a imaginé un arrêt de bus étonnant sur l’avenue Carnot (les Nîmois, un peu moqueurs, l’appellent “le Starckophage”) et surtout, qui a redessiné en 1986 les armoiries de la Ville, ce crocodile enchaîné à ce palmier symbole des troupes romaines en Égypte  et qui s’affiche partout. Vraiment partout.

4. Pour ses Jardins de la Fontaine

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L’origine de la ville est là. Autour de cette source vénérée qui ne s’est jamais tarie depuis des millénaires. C’est pour elle que les Celtes, qui en avaient fait une divinité, s’étaient installés ici ; pour elle que les Romains, et tant d’autres, leur ont succédés ensuite. Les Jardins de la Fontaine, bâtis pour et autour de la source, furent l’un des premiers parcs publics d’Europe. Ils restent l’un des plus remarquables.

Si le mystérieux Temple de Diane est toujours là, il ne demeure quasiment plus rien du vaste sanctuaire romain. Mais des allées symétriques, des arbres et des espaces verts, des canaux et des statues selon un plan d’aménagement imaginé plus tard par l’ingénieur du roi Louis XV, Jacques Philippe Mareschal. Entre les pins d’Alep, les chênes verts, les cyprès et d’autres espèces méditerranéennes, plusieurs chemins agréables mènent au sommet de la colline, jusqu’à la Tour Magne. En août, durant plusieurs jours, l’endroit est magnifié par la Féérie des eaux.

Rassurez-vous, ce n’est pas un spot à touristes, non, ce sont d’abord les locaux qui y ont leurs habitudes. Et des souvenirs de chaque étape de leur vie. Ils y ont roulé en poussette. Ils y ont fait leurs premières courses, essayé leurs premiers vélos trouvés au pied du sapin de Noël. Premiers émois, dans l’herbe, à l’adolescence. Balade en couple, puis avec les enfants dans leurs poussettes, et c’est reparti… Âgés, ils viendront sans doute s’y dérouiller les jambes ou lancer les boules, au Bosquet tout proche.

L’entrée des Jardins est gratuite. Ils sont ouverts de 7 h 30 à 18 heures l’hiver, jusqu’à 22 h entre le 1er avril et 31 août.

5. Pour sa gastronomie 

C’est l’autre temple de la ville. Visiter Nîmes sans passer un matin par les Halles centrales, ce serait une hérésie. Populaires et vivantes, voire même parfois gentiment chaotiques, loin du faste et de l’ordre de celles de Lyon par exemple, elles offrent un panorama complet du meilleur de la gastronomie locale. Allez, prenez de quoi noter, on vous a préparé votre liste de course 100% produits locaux, pour un pique-nique savoureux :

  • Des petits pâtés. C’est l’icône gourmande de la ville, une petite bouchée salée avec de la viande (ou de la brandade, parfois) dans de la pâte brisée. Notre conseil : les petits pâtés de Stéphane Meyer, du Porc épique (allée du Safran), sacré champion du monde du petit pâté de Nîmes. Ça ne s’invente pas.
  • De la brandade. Incontournable, en apéro, sur des petits toasts. Notre conseil : La Picholine, le plus petit étal des Halles, tout près de l’entrée principale, est le seul à vendre la fameuse brandade Mouton. Une référence.
  • Des olives. Des picholines, bien sûr, elles viennent du coin et sont fermes et craquantes. Plusieurs stands en vendent : vous pouvez goûter et comparer, avant d’acheter.
  • Des fraises de Nîmes (c’est une IGP), lorsque c’est la saison, que vous agrémenterez de la chantilly que prépare quotidiennement la Crémerie des greffes. Elle est à tomber.
  • Des Crocodiles, une nouvelle pâtisserie généreuse inventée voilà quelques semaines par Panissain (allée de la Ciboulette).

Dans votre panier, ajoutez de la fougasse, aux grattons pour l’entrée, d’Aigues-Mortes pour le dessert, des tellines, ces petits coquillages qu’on ne pêche que dans le coin, un ou deux fromages de chez Vergne, maître affineur parmi les meilleurs de France (allée du Safran), des croquants de Villaret (place de l’Horloge, toute proche) et une bouteille de costières-de-nîmes rouge ou un frais rosé des sables. Là, vous êtes équipés.

Les Halles centrales sont en bordure de l’avenue Général-Perrier. Elles sont ouvertes tous les matins, sauf le lundi. 

Sinon, pour les gourmets plus aisés, Nîmes peut aussi s’enorgueillir de posséder pas moins de trois tables étoilées. Chez Alexandre, le restaurant de Michel Kayser à Garons, deux macarons au Michelin, est une référence. Le Mas de Boudan, du chef Jérôme Nutile, et le Skab de Damien Sanchez, chacun une étoile, sont des adresses montantes de la gastronomie française. Ce dernier, situé en plein centre-ville (rue de la République), a obtenu cette récompense, en ce printemps 2017. Sur la terrasse panoramique du musée de la Romanité, la carte de la Table du 2 est signée par Franck Putelat, chef deux étoiles du côté de Carcassonne (menu du midi à 19,50 € ; la vue sur les arènes est gratuite).

6. Pour son musée de la Romanité 

Il est tout neuf : il a ouvert ses portes le 2 juin 2018. Le musée de la Romanité se distingue d’abord par son enveloppe. Face aux arènes millénaires, rondes et minérales, l’architecte franco-brésilienne Elizabeth de Portzampac a voulu prendre un contrepied moderne : carrée et légère, la façade est conçue comme une “toge de verre plissée”. Chacun jugera. Le nouveau bâtiment offre en tout – gratuitement- accès à un jardin archéologique à l’arrière et surtout à un toit terrasse qui permet une vue inédite sur l’amphithéâtre et la ville.

Surtout, il abrite une collection formidable de 5000 pièces, l’essentiel témoignant de l’époque romaine, bien sûr. Ne ratez pas les mosaïques, elles sont impressionnantes. Musée moderne, il est équipé de 90 dispositifs numériques pour mieux comprendre et vivre l’expérience.
Ouvert tous les jours, de 10h à 19h (20h en été) ; tarif plein, 8 €, réduit 6 €.

Les musées de Nîmes

Pour tout comprendre de l’Histoire de Nîmes depuis le Moyen-Âge, pour (re)découvrir que c’est ici qu’a été inventée la toile Denim (de Nîmes… vous l’avez ?) qui allait s’exporter aux USA et devenir le blue jean, pour se transporter dans la vie quotidienne de nos ancêtres, c’est au musée du Vieux Nîmes, installé dans l’ancien palais épiscopal, que ça se passe (place aux Herbes, tout près de la cathédrale).
Le musée des Beaux Arts, lui, héberge pas moins de 3 600 œuvres, notamment une collection d’art italien des XVIe et XVIIe siècles qui attire les amateurs du genre (rue Cité-Foulc).
Carré d’art, c’est le musée d’art contemporain, un Beaubourg nîmois qui abrite derrière ses parois de verre près de 400 oeuvres des années soixante à nos jours. Chaque année, des expositions temporaires de niveau international sont organisées (place de la Maison Carrée).
Le musée d’Histoire naturelle ravira les enfants et les adultes qui n’ont pas perdu leur capacité à s’émerveiller des trésors de la nature et des sciences (boulevard Amiral-Courbet). Nous, on adore.
Le musée des Cultures taurines, enfin : il est unique en France. Tout près des arènes (rue Alexandre-Ducros), il évoque grâce à des œuvres d’art ou des objets du quotidien tous les pans de la tauromachie espagnole et de la course camarguaise. Ne ratez pas la collections d’habits de lumières des plus grands matadors, vivants ou disparus.

Mauvaise nouvelle : jusqu’à l’ouverture du musée de la Romanité, l’accès aux expositions temporaires de tous ces musées était gratuite. Avec son nouvel équipement, la mairie a décidé de changer les règles du jeu : pas glop. Plus d’infos sur les musées de Nîmes sur cette page spéciale du site de l’office de tourisme.

7. Pour sa situation géographique privilégiée 

C’est bien connu, tout les chemins mènent à… Nîmes ! Autoroutes A9, A54, ligne TGV Paris-Barcelone, aéroport Nîmes-Garons… La ville jouit d’une situation géographique parfaite. Si, si, on vous assure ! Et en plus d’être facile d’accès, une fois sur place, en moins d’une heure de route vous accédez à toutes les richesses de la région. Et elles sont nombreuses :

  • La Camargue. Les flamants-rose, les chevaux blancs, les étangs, les remparts d’Aigues-Mortes et leurs marais salants. C’est juste à côté !
  • La Provence et sa lavande, Avignon et Arles, deux superbes villes, le Parc naturel régional des Alpilles, Saint-Rémy ou les Baux de Provence… On continue ? Toutes ces merveilles à moins d’une heure de route on vous dit !
  • Les Cévennes. Vous êtes plutôt grands espaces sauvages ? Pour les paysages verts et vallonnés des Cévennes, direction le nord (30 minutes) : Alès ou Anduze, portes sud de cet immense Parc national, qui déborde sur trois départements : Lozère, Ardèche et Gard.

    Au fait, le meilleur moyen de découvrir les Cévennes, on peut en témoigner, c’est en rando ! Lire aussi notre article :
     Randonner sur le Chemin de Stevenson avec un âne !

  • La Méditerranée. Le Grau-du-Roi et son immense plage sauvage de l’Espiguette (7 km de long) côté Gard et sa voisine héraultaise, La Grande-Motte et ses inégalables pyramides sont les bancs de sable préférés des Nîmois. La mer, c’est seulement à trois quart d’heure de route. Ou de train ; l’été, le trajet coûte un euro.
  • Montpellier, sympathique voisine. La préfecture de l’Hérault, concurrente préférée des Nîmois (dans à-peu-près tous les domaines !), a de beaux atouts. Aucun Gardois ne refuse une virée place de la Comédie. Même s’il ne l’avoue pas.

 8. Pour le Pont du Gard, tout proche

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Incroyable témoignage du génie romain. Le Pont du Gard, bâti dans le courant du Ier siècle, est la pièce maîtresse de l’aqueduc de plus de 50 kilomètres de long qui amenait l’eau du bassin d’Uzès jusqu’à Nîmes. Haut de trois étages, il enjambe le Gardon à près de 50 mètres d’altitude (c’est le record du monde romain) et mesurait 360 mètres de long lorsqu’il était en fonctionnement. Il est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1985.
Impossible de n’être pas frappé par sa majesté lorsqu’on découvre cet édifice, ou alors c’est que rien ne peut vous émouvoir. D’autant qu’il se trouve au coeur d’un site naturel privilégié (maillot de bain obligatoire, l’été), à seulement une grosse demi-heure de route du centre de Nîmes.

Nos conseils pour le découvrir.

  • Aux beaux jours, grâce à une balade en canoë. Vous pouvez facilement louer les bateaux à Collias : après huit kilomètres d’une descente gentillette ponctuée de pauses baignade (pensez aussi à prendre de quoi faire une halte pique-nique, aux Halles de Nîmes par exemple), vous découvrirez ces arches séculaires au détour d’un méandre et passerez sous elles. Wahou.
  • Sinon à pied, après moins d’une heure de marche. Une alternative sympa et économique, pour éviter le parking et l’entrée payante, qui est quand même un poil cher. Il suffit de laisser la voiture à Saint-Bonnet-du-Gard et de suivre un chemin bien balisé et sans difficulté majeure dans la forêt (les détails de cette rando, par ici). Idem pour le retour. C’est toujours agréable de fuir le flot des touristes, non ?

9. Pour sa culture taurine 

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Attention, c’est le chapitre clivant. La tauromachie est un sujet qui divise, c’est clair. Nîmes n’a pas l’exclusivité des corridas, loin de là, mais elle est la première ville taurine de France. C’est ici que se déroule les plus importants spectacles de l’Hexagone, ici que s’affrontent les plus grands matadors et les meilleurs élevages de toros de combat, depuis des décennies. La première fois, officiellement, c’était le 10 mai 1863. Pas hier.
Avec le football (les Crocos sont remontés en Ligue 1 en 2018 ! ), c’est la grande passion du peuple de Nîmes et il est impossible de comprendre la ville sans s’intéresser à ce qui se joue sur le sable lors des ferias de Pentecôte et des Vendanges (en septembre). Assister à une corrida, c’est forcément une expérience à nulle autre pareille. On n’ouvre pas le débat ici. À vous de voir.

10. Pour son quartier street art

Surprise ! Ce n’est pas Valparaiso, bien sûr, mais Nîmes a un quartier street art. Grâce à l’action du Spot, lieu alternatif et à vocation sociale, le populaire quartier Gambetta s’embellit chaque année depuis 2011 au rythme des créations street art des artistes invités dans le cadre de l’Expo de ouf !. Des oeuvres qui mettent de la couleur sur la grisaille et provoquent rencontres et lien social.
Il y a des dizaines de fresques dans le quartier Gambetta, quelques-unes dans Richelieu, qui commence à être gagné par cette génial fièvre. Pour les découvrir, le mieux c’est de s’adresser directement au Spot (rue Enclos-Rey) durant ses heures d’ouverture ; des visites guidées sont même organisées de temps en temps (tél. 04 66 36 85 64 pour les infos). Sinon, il suffit de déambuler dans les petites rues juste au nord du boulevard Gambetta ; n’hésitez pas à demander aux habitants, ils vous indiqueront où voir les fresques.

À l’occasion des Grands Jeux Romains 2017, on avait eu la joie fait découvrir Nîmes à des amis blogueurs, retrouvez leurs articles ci-dessous : 

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7 replies »

  1. Félicitation à la rédaction pour ce très bel article. Une très juste et exhaustive description (à partager absolument) et très alléchante de nôtre magnifique ville de Nîmes, oui vous l’avez très bien souligné, sa récente mise en beauté a rendu à Nîmes toute sa grandeur. Parole de Nîmoise. On pourrait tout de même dire un mot sur les magnifiques colonnes de l’ancien théâtre de Nîmes brûlé en 1952, remontées et actuellement visibles sur l’aire de Caissargues dans le sens Nîmes-Arles.

  2. Les corridas sont rares à Nîmes, en général il s’agit de courses camarguaises qui consistent à récupérer de tous petits pompons sur les cornes du taureau, évidemment sans mise à mort de l’animal.

    On peut parler aussi des bandides, laché de taureaux dans les rues encadré par des chevaux (public derrière des barrières, sauf pour les téméraires) ou des encierros, la même chose mais sans les chevaux.

    Je suis dans la région depuis 3 ans et je l’ai épousée en même temps que mon mari tellement elle est belle.

    • Merci pour ce commentaire ! A Nîmes même, il y a plus de corridas (lors des deux ferias annuelles, de Pentecôte et des Vendanges) que de course camarguaise (une fois par an dans l’amphithéâtre antique). Mais c’est vrai qu’alentour, dans les petites arènes, la course camarguaise est davantage présente, comme les autres traditions (abrivado notamment dans les rues).

      • Je suis né à Nîmes, les corridas avec mise à mort sanguinolente du taureau sont une barbarie d’un autre âge, à éviter et condamner si on aime les animaux. Que l’on ne me parle pas d’art c’est juste pour le fric. Impôts fonciers intolérables, plus cher qu’à Paris. Habitants racistes en majorité, peu sympathiques, de gros bouffons comme dans le sud.
        Dommage la région est très belle, et le soleil omniprésent

        • Bonjour Bernard. Merci pour ce commentaire. Les gens du sud, tous “des bouffons racistes”, donc ? Chacun appréciera votre sens de la mesure.

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