Chine

Chengdu : faut-il voir le bouddha géant de Leshan ?

CHINE – Le plus grand bouddha du pays est assis dans le Sichuan, près de Chengdu. Il mesure 71 m de hauteur. Impressionnant ! Attention à l’armnaque de l’entrée

Chine, Leshan, Bouddha géant

Est-ce que ça vaut le coup d’aller rendre visite au bouddha géant de Leshan ? “Les oreilles du bouddha géant de Leshan font plus de 7 mètres de long” lit-on dans un guide. OK. Voilà une information qui finit de nous convaincre de nous rendre à Leshan. Si les oreilles font réellement 7 mètres, c’est qu’il doit être sacrément grand, le bonhomme. On y va !

Point de départ de notre visite : Chengdu. C’est dans cette grande ville (9 millions d’habitants), capitale de la région du Sichuan, que lors de notre tour du monde, on vit notre première expérience de couchsurfing en Asie… chez un Israélien ! Avner réside en Chine depuis 5 ans et parle couramment la langue. Avant de partir pour une – sage – soirée avec d’autres expatriés dans un bar de la ville, on évoque nos projets pour les jours qui suivent.

Au programme : aller voir les pandas bien sûr, et… le fameux bouddha de Leshan. Validé.

Le plus grand bouddha de Chine

Chine, Leshan, Bouddha géantComment aller voir le bouddha géant de Leshan ? Grâce aux explications des “locaux” rencontrés à Chengdu, on file en métro vers la gare routière Xinnanmen (métro Huaxiba, puis marcher un peu moins d’un kilomètre le long du fleuve vers l’est). Le minibus pour Leshan part dans 30 min (il y en a toutes les heures, 50 yuans l’aller, 7,20 euros). Deux heures de route plus tard, nous arrivons à destination.

Le minibus nous dépose le long d’une avenue où un autre véhicule nous embarque pour les derniers kilomètres. Et nous laisse devant l’entrée du parc de bouddha… Sauf que ce n’est pas la bonne !
Gare à l’arnaque : par cette porte, le billet s’élève à 170 yuans (22,50 euros !) par personne. On le sait, il existe une autre entée à 90 yuans (12 euros, ce qui est déjà plutôt cher) qui permet de rendre visite au bouddha de Leshan et d’arpenter une bonne partie du parc.

Le parc du pont Emei

Ce ticket donne en effet aussi accès à une bonne partie de l’immense parc du pont Emei, poumon vert de Leshan, où d’autres bouddhas sont éparpillés. Mais nous, on vous l’a dit, on veut surtout voir le gros bouddha aux grandes oreilles, celui inscrit depuis 1996 au patrimoine mondial de l’Unesco. Marche arrière, on redescend toute l’avenue le long du parc pour arriver à la “bonne” entrée, la moins chère.

“On va enfin voir le bouddha géant !” Mais on n’est pas les seuls. Devant nous, dans les marches qui grimpent au site, des centaines de touristes chinois, en groupe, casquettes colorées sur la tête et guides à haut-parleur devant eux, se pressent pour saluer la statue. On décide de commencer la visite par l’autre partie (moins fréquentée) du parc : temple, pagode… Le meilleur pour la fin.

Sculpté à même la falaise

Il est colossal, ce bouddha ! La sculpture haute de 71 m et large de 28 m est vieille de 1200 ans. Et quelles oreilles ! C’est vrai qu’elles sont impressionnantes ses oreilles. Tous les Chinois se bousculent pour se prendre en photo à leur hauteur.
Il est possible de faire le tour de la tête de l’icône qui surplombe, sculptée à même la falaise du mont Lingyun, le confluent de la Dadu. La légende raconte que c’est un moine bouddhiste souhaitant protéger les marins empruntant le périlleux confluent des trois rivières (Dadu he, Qingyi jiang et Minjiang) et prévenir les inondations de la ville de Leshan, qui serait à l’origine de la création du bouddha géant. Il a dû avoir du boulot.

Ah, les touristes chinois…

Bon, si les Chinois sont charmants, les touristes chinois, eux, sont sacrément agaçants, on vous l’a déjà dit (notre article Visiter Pékin : nos sept incontournables). Chaque file d’attente peut se changer en épreuve pour les nerfs. Même ici, à Leshan, devant l’emblème géantissime de la zénitude. La descente le long de la falaise jusqu’aux pieds de bouddha, par un escalier étroit et vertigineux, se fait à coups de bousculade et de lutte pour conserver sa place.

Mais après bientôt trois semaines dans le pays, on le sait : il ne faut pas hésiter à remettre le malpoli à sa place. A gronder le touriste chinois irrespectueux. Aussitôt, il devient tout miel. Comme s’il ne cherchait que cela, finalement : se faire tirer les oreilles.  

Categories: Chine

2 replies »

  1. salut les aventuriers. Bluffé par votre trip. Votre blog est super bien fait. Je me régale de lire vos commentaires ainsi que de voir vos photos. Continuez à nous faire rêver et profitez bien de votre voyage.
    Amicalement
    Stephan sicard alias sicou.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.