France

Randonnée jusqu’au sommet du mont Ventoux

RANDONNÉE – On a grimpé jusqu’au sommet du mythique Géant de Provence, par son versant nord : 23 km et plus de 1500 m de dénivelé positif. La carte, l’itinéraire détaillé et notre récit pour randonner à l’assaut du mont Ventoux.

mont-ventoux-printemps

EN BREF

23 km aller-retour jusqu’au sommet depuis le versant nord
7 heures de marche
1500 m de dénivelé positif
Point de départ : Chapelle Saint-Basile (à 2,5 km de Saint-Léger-du-Ventoux)
Balisage : jaune au début puis rouge et blanc (GR9 puis GR4) jusqu’au sommet

Randonner jusqu’au sommet du mont Ventoux, c’est fait ! Seul tout là-haut au milieu des nains, avec ses quasi 2000 mètres d’altitude le Géant de Provence se voit de loin, de très loin. Il y a longtemps qu’il nous faisait de l’œil.  Quand on passe sur l’autoroute ou depuis Nîmes, même, par beau temps… Alors on y pensait, comme ça, de temps en temps

(lire aussi notre article Visiter Nîmes : les 10 bonnes raison)

Mais c’est complètement par hasard qu’on s’est retrouvé à crapahuter sur ses flancs. En ce week-end de printemps, on avait tout préparé la veille au soir, sacs à dos, bouteilles d’eau, fruits secs, etc., pour partir à l’assaut… du mont Aigoual via le fameux chemin des 4000 marches.

Le Ventoux par le versant nord

Biiiiiip !!! Six heures du matin quand le réveil sonne. Sauf que le temps s’est sérieusement couvert dans la nuit. Tant pis, on prend la route. Mais la météo est vraiment incertaine sur les Cévennes, pour toute la matinée. Et le sommet de l’Aigoual, c’est à peu près ce qui peut exister de plus improbable en matière de climat (rafale maximale enregistrée : 360 km/h ; lire les records météo de l’Aigoual).

“Et si on faisait le Ventoux ?” Coup d’œil sur le téléphone, le temps y est meilleur. Demi-tour, changement de cap dans le GPS : c’est parti pour le mont Ventoux, une heure et demie de route. On va enfin se frotter au Mont Chauve, par le versant nord.

mont-ventoux-gr

BILAN : environ 23 km et 7 heures de marche ; 4 heures de montée, 3 heures de descente (et une pause d’une bonne heure au sommet). Finalement, cette ascension du mont Ventoux, une rando qui n’est pas si difficile, malgré ses 1500 mètres de dénivelé positif, si ce n’est par sa longueur. Il y a quelques passages un peu raide au départ et durant les trois derniers quarts d’heure, dans les pierres du sommet. Sinon, la pente est assez douce et régulière et le dénivelé s’avale sans problème. Même si ça reste un aller-retour, ce qui n’est pas l’idéal, les chemins changent souvent de visage, larges pistes en bas, passages variés dans les bois et pierriers géants à l’approche de l’antenne sommitale. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, elle est ombragée quasiment tout du long, par ce versant nord ; à la différence de la route empruntée par les coureurs du Tour de France, le paysage lunaire ne débute qu’à proximité du sommet.

Pour le sommet, d’ailleurs, prévoyez quand même des vêtements chauds en toute saison, ça peut souffler là-haut : on était content d’avoir emporté vestes polaire et gore-tex.

Par beau temps en haut du mont Ventoux, il paraît qu’on aperçoit la Méditerranée au sud et les sommets des Alpes au nord. On n’a pas eu cette chance mais, malgré les bourrasques et un ciel assez couvert, la vue depuis ce sommet au milieu du vide à près de 2000 mètres d’altitude reste impressionnante.

carte randonnee ventoux

EN PRATIQUE

1 Le point de départ de la randonnée (410 m d’altitude) se trouve sur la route de la vallée du Toulourenc (le nom de la rivière) ; depuis le village de Saint-Léger-le-Ventoux, continuer direction Brantes pendant 2,5 km. Garer la voiture sur la droite près du moulin, il y de quoi la laisser à l’ombre, sur une petite bretelle parallèle à la route. Engagez-vous sur la piste carrossable derrière le moulin, qui passe devant un centre de vacances (et la chapelle St-Basile), durant plusieurs centaines de mètres. 

Notre conseil : Les premiers hectomètres ne sont pas très évidents, on a essayé d’être le plus précis possible pour éviter de vous perdre. Notre conseil : comme d’habitude, l’application mobile maps.me ! Elle fonctionne très bien hors ligne à condition d’avoir d’abord téléchargé la carte, celle du Vaucluse en l’occurrence ; le chemin, et votre progression y est parfaitement matérialisé. Indispensable. 

2 Dans le premier véritable lacet, quitter la piste en prenant le sentier qui part derrière un talus : il rejoint le GR9, qui monte jusqu’aux abords du sommet. Ça grimpe un peu raide jusqu’au croisement des Vaisses (523 mètres d’altitude).

3 Prendre à droite la piste indiquée “Mont Serin, 3 heures ; 8,2 km” sur les panneaux. Là, attention, une cinquantaine de mètres plus loin tourner immédiatement à gauche en épingle (il n’y a aucun marquage). Ensuite, toujours sur une large piste caillouteuse, continuer sur la gauche avant d’arriver à un nouveau croisement avec des panneaux.

4 Suivre toujours la direction “Mont Serein”, à droite. Quitter la piste après environ 200 mètres pour emprunter un petit chemin qui monte (direction “Mont Serein, 5,9 km ; abri du contrat, 1h50”). A partir de là, c’est très facile, impossible de tromper. Le marquage est le rouge et blanc du GR9. Et vous avez fait quasiment le plus difficile, hormis l’approche du sommet dans les cailloux.

Après un raidillon, la sortie d’un bois, sur une sente à découvert offre le paysage lunaire du sommet, tout là-haut. Géant et lointain. Un petit coup au moral. Retour sous les arbres où bientôt, le sentier serpente de part et d’autre d’un grand pierrier.

5 Abri du contrat, 1394m. Un refuge pour les randonneurs prisonniers du mauvais temps. Un petit pré à l’ombre juste à côté pour une pause : de là, il reste 1h30 de grimpette jusqu’au sommet ; 4,3 km.

Prendre vers la gauche ; ici le GR9 rejoint le GR4, qui monte lui jusqu’au sommet. Mais c’est très simple, maintenant, il y a toujours des panneaux qui indique le Mont Ventoux. Et davantage de marcheurs, qui sont partis de la station du Mont Serein toute proche.

6 Après un passage tranquille sous les pins, débute une série d’épingles dans un pierrier ; c’est tentant mais ne cherchez pas forcément à couper droit, c’est raide et pas très sécure (on peut en témoigner). Derniers efforts.

7 Le GR déboule sur la route dans l’avant-dernier virage du col et sa farandole ininterrompue de vélos. La table d’orientation côté nord est juste là, il ne reste que quelques centaines de mètres jusqu’au sommet et au fameux panneau pour la photo souvenir (pour ça, il faut faire la queue au milieu des cyclistes). Ça y est, vous avez vaincu le Géant de Provence (1911 m). Il ne vous reste plus qu’à redescendre…
Mais avant, profitez de la vue (si les rafales de vent vous le permettent) !
Pour une boisson, fraîche ou chaude selon la saison, ou un plat si vous n’avez pas prévu le pique-nique, il existe un bar-restaurant un peu en contrebas du sommet (le Vendran, ouvert du 1er mai au 30 octobre).

Lire aussi notre article sur notre expérience de 8 jours à travers les Cévennes avec Petit Nuage : Randonner sur le Chemin de Stevenson avec un âne

Categories: France

4 replies »

  1. Si je ne savais pas quoi faire de mes journées dans le sud après le Chemin de Stevenson cet été, je sais désormais! Il me suffit de ne pas oublier le Mt Ventoux si proche et si tentant! Merci de la piqûre de rappel!

    Bonnes randos!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.