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Toulouse : visiter la Halle de la Machine, c’est comment ?

FRANCE – Il est possible de monter à bord d’un Minotaure géant. Mais pas seulement. Infos, tarifs, impressions : nos conseils pour visiter la nouvelle Halle de la Machine. 

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Visiter Toulouse sans passer voir le plus incroyable de ses habitants ? Ce serait dommage. Il respire. Il cligne de grands yeux bleus, il souffle, il crache, il grince. Il vit. Et il est colossal. Le Minotaure, vedette de la nouvelle Halle de la Machine, ouverte en fin d’année 2018 dans le quartier Montaudran, est véritablement impressionnant de réalisme et de grandeur. Créé spécialement pour Toulouse, la dernière réalisation de François Delarozière, fameux directeur artistique de la compagnie La Machine, mesure 14 mètres de haut et affiche 47 tonnes à la pesée. Belle bête.

Grimper à bord du Minotaure

À la Halle de la Machine, il est possible d’embarquer sur le dos du Minotaure (jusqu’à 50 personnes à bord), dans un “capitole” à deux étages, pour effectuer une balade incroyable sur la Piste des Géants, l’ancienne piste de l’aéropostale, classée aux monuments historiques, à côté de laquelle a été bâtie la Halle. Une balade retro-futuriste, juché sur les épaules d’un monstre sorti tout droit de l’imagination de Jules Vernes, ou des cahiers de croquis de Leonard de Vinci. On a eu la chance d’être parmi les premiers à vivre cette super expérience, lors du week-end d’inauguration. Surnaturel. On recommande !  

Notre petite vidéo à bord du Minotaure :

                                        

Attention, il y a une condition préalable à toute visite de la Halle de la Machine : accepter de se laisser envahir par la magie du lieu et regarder les créations bizarres qu’elle abrite avec des yeux d’enfants. Sinon, vous pourriez être déçu. Laissez-vous transporter dans cet univers à part et profitez des lieux.

Jusque-là, quand elles n’étaient pas en tournée aux quatre coins du monde, la plupart des machines dormaient bêtement dans des containers. La Halle de la Machine permet de les admirer et de leur offrir une vie à l’année : un site entre spectacle permanent, exposition et coulisses de fabrication. Croquis et étapes du processus de création des engins sont aussi visibles dans cet espace, qui s’étend sur 5000 m2 au total.

Des “Véritables Machinistes”, mi-comédiens, mi-bricoleurs

Les éléments mécaniques des différents spectacles de la compagnie, l’Expédition végétale, le Dîner des petites mécaniques, la Symphonie mécanique, etc. sont régulièrement visibles dans la Halle, accompagnés de “Véritables Machinistes”, mi-comédiens mi Géo TrouveTouts, qui se chargent de les faire fonctionner pour le public. Cocotte à flûtes, Machine à caresser les plantes, Centrale batterie ou catapulte à pain… des machines de tous genres et de toutes tailles ; la plus petite tient dans la main, la plus grosse, donc, c’est le Minotaure.

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Il y a aussi Ariane, une araignée géante (13 mètres de haut en position de marche, jusqu’à 20 mètres d’envergure) qui peut embarquer, elle, une dizaine de passagers sur son dos. À la fois fascinante et terrifiante, elle avait fait très grosse impression, lors de sa première apparition à Liverpool en 2008, comme à Pékin en 2014. Certains l’ont aussi aperçue, entre autres, accrochée à la cathédrale de Reims.

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À l’extérieur, le Manège carré, où les montures sont des buffles géants, des poissons étranges et toute une colonie d’insectes, reste aussi accessible au public. Pour petits et grands (2,50 € le tour ; 10 € les 5).

Toulouse, après Nantes

Au fait, peut-être connaissez-vous déjà les Machines de l’île, éléphant géant en tête, qui hantent d’anciens hangars au coeur de Nantes depuis 2007. C’est aussi la compagnie la Machine.
Pour la petite histoire, le siège social et la base arrière de la galaxie François Delarozière (qui fut aussi créateur de machines de spectacle pour la mondialement connue cie Royal de Luxe) a toujours été installée en banlieue toulousaine. Mais c’est d’abord à Nantes qu’il avait posé ses outils et les fruits de son imagination, pour des raisons de volonté politique. Avant d’être à nouveau prophète en son pays et de revenir installer un autre lieu culturel et touristique à Toulouse, la Halle de la Machine donc, après 10 ans de travail sur le dossier. Pour des raisons politiques, aussi. 

La Halle de la Machine, ouverte du mardi au dimanche, 3, Avenue de l’Aérodrome de Montaudran à Toulouse (attention, un mois de fermeture annuelle en hiver, du 7 janvier au 8 février 2019). Visite de la Halle : 9 € tarif plein, 6,50 € réduit (13-17 ans), 4,50 € super réduit (6-12 ans, minimas sociaux). Les prix sont les mêmes pour monter à bord du Minotaure mais il existe une offre combinée visite+voyage : 16 €, 11,50 €, 8 €. Tél. 05 32 10 89 07.
Sur place, le Minotaure café, bar restaurant dans la même ambiance que le lieu. 

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La Halle de la Machine est au centre d’un ambitieux projet de développement urbain du côté de Montaudran, quartier du sud-est de Toulouse, berceau de l’aviation civile, qui en avait bien besoin. Le site-musée l’Envol des pionniers, qui retrace les débuts de la grande histoire d’amour entre Toulouse et les avions, avec des noms comme Latécoère, Mermoz ou Saint-Exupéry, y ouvre fin décembre 2018 (lire ci-dessous). 

Toulouse, capitale des belles mécaniques

Avec la Halle des Machines, Toulouse s’est doté d’un nouvel équipement, un de plus, qui fait d’elle l’incontestable capitale française des belles mécaniques, et des savoirs. Aviation, spatial, etc. : petit tour d’horizon.

  • L’Envol des pionniers. Encore un nouvel équipement touristique à Toulouse, encore dans le quartier Montaudran. Un siècle après son premier vol, redécouvrez la fabuleuse épopée de l’Aéropostale dans ses bâtiments historiques : ici est né l’aviation civile, incroyable aventure faite de héros légendaires.
    L’Envol des pionniers, 6 Rue Jacqueline Auriol à Toulouse. Ouvert de 10 h à 18 h l’hiver, à 22 h les week-ends d’été. Tél. 05 67 22 23 24. Tarifs inconnus pour l’instant.
  • Aeroscopia. Oui, Toulouse est bien la capitale de l’aviation. Clément Ader, premier homme à avoir fait décoller un engin motorisé, est toulousain. Le récent musée Aeroscopia, ouvert depuis 2015 à Blagnac, en retrace toute l’histoire, de cette tentative épique à la construction du Concorde ou de l’A380 dans les usines voisines, c’est aussi les avions.

    Dans un gigantesque hangar, 30 vrais aéronefs de toutes tailles et époques et permet de (re)découvrir l’exaltante histoire de l’aviation (on peut monter à l’intérieur d’un Concorde, justement). Jeux, simulateurs de vols, ou même de construction d’avions pour les bambins.
    Musée Aeroscopia, rue Roger-Béteille à Blagnac; tram ligne 1, descendre à la station Beauzelle-Aeroscopia (à 20 mn de marche du musée). Ouvert de 9 h 30 à 18 h. Gratuit pour les moins de 6 ans ; Adultes, 12,50 € ; réduits, 10 €.
    En face d’Aeroscopia, les visiteurs ont la possibilité de franchir les portes des usines Airbus et de visiter les chaînes d’assemblage, notamment de l’A380 ; visite couplée, 24 €. 

  • La Cité de l’espace. Toulouse est la ville française la plus proche des étoiles, grâce à sa fameuse Cité de l’espace. Vrais engins spatiaux, secrets de l’espace, de la météo, vie des spationautes… Si le sujet, vous intéresse, prévoir une journée entière pour le site (restauration sur place).
    La Cité de l’espace, avenue Jean-Gonord à Toulouse (bus ligne 1 ou 37), ouvert de 10 h à 17h-23h selon les jours et les saisons. Adulte 21 € (réduit 18,50 €) ; enfant 5 à 18 ans 15,50 € (14,50 €), gratuit pour les moins de 5 ans.

OÙ DORMIR À TOULOUSE ?
Oui, c’est classe. Très classe. Le Grand Hôtel de l’Opéra, situé directement sur le côté de la place du Capitole, affiche quatre étoiles méritée. Mais l’endroit est surtout très chaleureux : dans ce bel édifice à l’histoire riche (ancien couvent, lycée, école de danse, devenu hôtel en 1980) et à la déco charmante, on s’est senti très à l’aise et les chambres (il y en a 57 au total) sont à la fois confortables et intimistes. Espace bien-être, avec sauna et hammam, en libre accès au sous-sol.
Il paraît que c’est là que résident les vedettes de passage à Toulouse : elles ne se trompent pas d’adresse.  L‘hôtel partage une cour avec le restaurant étoilé Les Jardins de l’opéra et une brasserie.
Grand Hôtel de l’Opéra, 1, place du Capitole. Tél. 05 61 21 82 66. À partir de 105 euros la nuit.

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Nous avons (re)découvert Toulouse à l’invitation du Club Hôtelier Toulouse Métropole et de l’Agence PGO

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