Nouvelle-Zélande

En visite chez les Hobbits

NOUVELLE-ZÉLANDE – La Comté existe ! Et le village d’Hobbiton, ancien lieu de tournage des films de Peter Jackson, se visite. Impossible de ne pas succomber à sa magie.

Nouvelle-Zélande, Hobbiton

Pour lui, pas de doute : les paysages de son pays, c’est la Terre du Milieu. Pics enneigés. Landes désertes. Forêts infinies. Vallons fertiles. Volcans actifs. Tout y est. Le réalisateur Peter Jackson, a même réussi à en convaincre les banques studios d’Hollywood. On comprend pourquoi : la Nouvelle-Zélande est d’une beauté spectaculaire. Onirique.

Prenez la Comté par exemple. Là où vivent les Hobbits. Eh bien oui, elle existe vraiment, à quelques kilomètres seulement de Matamata, sur l’île du nord. Petites collines aussi verdoyantes qu’enchanteresses. Moutons qui broutent paisiblement. Ici, il y a un plan d’eau au pied d’un grand et bel arbre quasi-mystique. Le party tree. C’est là, c’est exactement Hobbiton tel que décrit sous la plume de Tolkien. Et c’est notre premier arrêt après avoir pris possession de Richie, notre campervan vert et mauve, la veille au soir et avoir récupéré l’ami Luc à l’aéroport d’Auckland.

Nouvelle-Zélande, la Comté, Hobbiton

Peter Jackson avait déniché l’endroit lors de repérages en hélicoptère, en 1998. Il avait alors fait poser sa machine pour engager les discussions avec Alexander, le propriétaire des terrains. Celui-ci était alors bien présent dans sa ferme, mais il était en train de regarder du rugby à la télé. Vous savez quoi ? Sir Peter Jackson (que le fermier ne connaissait pas, pas plus qu’il ne connaissait Tolkien) a dû attendre la fin du match !

C’est une anecdote, parmi des dizaines d’autres, qu’on apprend grâce à notre guide en découvrant Hobbiton. Car l’endroit ne se visite que de manière (très) encadrée (lire ci-dessous).

LA VISITE EN DÉTAILS
Hobbiton movie set se situe à quelques kilomètres de la ville de Matamata, sur l’île du nord. À deux heures de route d’Auckland, 45 minutes de Rotorua (d’où des tours sont organisés). Sur place, une fois votre véhicule laissé sur le parking, vous passez à la caisse. C’est le moment douloureux. 75 dollars NZ (45 euros), c’est pas donné. On découvrira peu à peu que toutes les activités sont chères en Nouvelle-Zélande. Vous embarquez ensuite à bord d’un bus plein pour un petit quart d’heure de trajet à travers la verte Comté durant lequel votre guide livre consignes et premières explications. Car non, vous n’êtes pas libre de déambuler comme vous le voulez entre les habitations des Hobbits. Il faut suivre le groupe. Mais bon, les nombreux détails et anecdotes de tournage livrés par le guide enrichissent vraiment la visite. Au point de départ des bus, café et boutique sont sans intérêt.

 

Un accord est trouvé. Un village entier est à bâtir. Alors on mobilise… l’armée néo-zélandaise. Elle fabrique une route, elle effectue les terrassements, le tout en maintenant le secret sur ce qui se trame exactement. Pour première trilogie, les maisons des Hobbits, sorte de terriers creusés à même les collines, sont construites en polystyrène et en carton-pâte. Elles sont démontées dès la fin du tournage. Mais Le Seigneur des anneaux est un succès mondial qui, forcément, appelle une suite. Pour la seconde trilogie, Le Hobbit, Hobbiton est rebâtie en “dur”, avec du bois, des pierres. Des matériaux faits pour durer. Cinq nouvelles maisons viennent même s’ajouter aux 44 habitations initiales.

C’est dans ce cadre qu’on a donc cheminé, durant près d’une heure et demi. Une confidence : Mathieu n’était pas super motivé par la visite (“chère, en groupe, etc.”). Eh bien il s’est lui-aussi laissé gagner par la magie des lieux. Tout est charmant, tout mignon. Et on croirait que l’endroit est vraiment habité par les Hobbits. Quel souci du détail ! Les petits habits sèchent au soleil. La récolte est en cours au potager (cinq jardiniers travaillent à plein temps sur le site). La maison du boulanger, celle du menuisier. C’est fou, on s’attend à voir surgir Frodon, Sam, Merry ou Pipin entre nos jambes…

Et puis il y a aussi Cul-de-sac, la plus célèbre des maisons de Hobbit, celle de Bilbo Sacquet, tout en haut du village. Avec son arbre (factice) sur le toit. Son petit banc en terrasse, sur lequel il s’assoit avec Gandalf, la pipe au bec. Tel qu’au cinéma. Mais vous n’en verrez pas l’intérieur : il n’a été créé qu’en studio, à Wellington. Créé deux fois, d’ailleurs : à petite échelle, pour que Gandalf s’y cogne la tête et y paraisse géant, et en taille réelle, pour que les personnages qui jouent les Hobbits et autres Nains y soient à leur aise.

                                

C’est l’heure de redescendre vers le plan d’eau. Le moulin. Le pont de pierre. Et puis une petite bière (compris dans le prix de la visite) à la légendaire taverne du Green dragon, avant de reprendre le bus. Retour à la réalité sur le parking du site, on retrouve Richie, notre campervan. Le voyage se poursuit sur l’île du nord. À moins que ce ne soit la Terre du Milieu.

Categories: Nouvelle-Zélande

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.