Nouvelle-Zélande

Visiter Hobbiton, est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

NOUVELLE-ZÉLANDE – Il y a le prix, cher. L’impossibilité d’y aller sans guide. Malgré ça, la magie opère lors de la visite d’Hobbiton, le village des Hobbits. Récit et infos pratiques.

Nouvelle-Zélande, Hobbiton

Visiter Hobbiton, le village des Hobbits en Nouvelle-Zélande, est-ce que vaut le coup ? Le prix d’abord : 84 dollars NZ pour les adultes (50 euros), 42 dollars (25 euros) pour les enfants de 9 à 16 ans, gratuit jusqu’à 8 ans. C’est quand même pas donné.

Visiter Hobbiton sans guide ? Impossible

Et puis il faut le savoir : la visite d’Hobbiton ne peut pas s’effectuer sans guide. C’est impossible. Du coup, pas question de traîner à volonté et de se balader librement sur ce lieu de tournage important du Seigneur des anneaux. Les groupes se succèdent et chaque guide veille à faire avancer le sien. Malgré ça, vous aurez le temps (1h30 sur place) pour prendre toutes les photos que vous voulez et admirer les mignonnes petites maisons du village des Hobbits.

Comment aller au village des Hobbits ?

Hobbiton movie set, c’est nom du site, se situe à quelques kilomètres de la ville de Matamata, sur l’île du nord de Nouvelle-Zélande. Notre première étape après Waiheke island. C’est à deux heures de route d’Auckland, 45 minutes de Rotorua (d’où des tours sont organisés en réservant directement depuis le site officiel hobbitontours.com si vous n’avez pas de moyen de transport).

Sur place, une fois votre véhicule laissé sur le parking, vous passez à la caisse. C’est donc le moment un peu douloureux. C’est la première étape de  notre road trip d’un mois. On découvrira peu à peu que toutes les activités sont chères en Nouvelle-Zélande…

Billet en main, vous embarquez ensuite à bord d’un bus bien plein pour un petit quart d’heure de trajet à travers la verte Comté durant lequel votre guide livre consignes et premières explications sur Hobbiton. Ce côté visite en groupe peu être un peu agaçant, mais les nombreux détails et anecdotes de tournage livrés par le guide enrichissent vraiment la visite.

Réserver ses billets pour Hobbiton

Vous n’économiserez pas en réservant en avance, sur internet : sur place ou en ligne, les prix sont les mêmes. Mais la réservation en ligne vous garantit d’avoir une place. Apparemment, ce n’est pas du tout sûr en se rendant directement sur place, en haute saison. Nous, en hiver, on n’a eu aucun souci en tout cas.

Justement les horaires de visite d’Hobbiton dépendent de la saison. Départ de la première visite à 8h30 quelle que soit la saison. Dernière visite à 16h30 de septembre à avril, à 17h30 de fin décembre à fin février (il faut se présenter 15 minutes avant le départ de la visite réservée).

Au point de départ des bus, café et boutique sont sans grand intérêt, selon nous.

Cette fois, vous savez l’essentiel pour les infos pratiques. Vous êtes prêts ? Allez, c’est parti pour la visite d’Hobbiton !

Le lieu idéal pour le tournage du Seigneur des anneaux

Pour Peter Jackson, pas de doute : les paysages de Nouvelle-Zélande, son pays, c’est la Terre du Milieu. Pics enneigés. Landes désertes. Forêts infinies. Vallons fertiles. Volcans actifs. Tout y est. Le réalisateur a même réussi à en convaincre les banques studios d’Hollywood. On comprend pourquoi : la Nouvelle-Zélande est d’une beauté spectaculaire. Onirique.

Prenez la Comté par exemple. Là où vivent les Hobbits. Eh bien oui, elle existe vraiment, à quelques kilomètres seulement de Matamata, sur l’île du nord. Petites collines aussi verdoyantes qu’enchanteresses. Moutons qui broutent paisiblement. Ici, il y a un plan d’eau au pied d’un grand et bel arbre quasi-mystique. Le party tree. C’est là, c’est exactement Hobbiton tel que décrit sous la plume de Tolkien. Le village des Hobbits !

Nouvelle-Zélande, la Comté, Hobbiton

Peter Jackson avait déniché l’endroit lors de repérages en hélicoptère, en 1998. Il avait alors fait poser sa machine pour engager les discussions avec Alexander, le propriétaire des terrains. Celui-ci était alors bien présent dans sa ferme, mais il était en train de regarder du rugby à la télé. Vous savez quoi ? Sir Peter Jackson (que le fermier ne connaissait pas, pas plus qu’il ne connaissait Tolkien) a dû attendre la fin du match !

C’est justement une anecdote, parmi des dizaines d’autres, qu’on apprend grâce au guide en découvrant Hobbiton.

L’armée, pour construire le village des Hobbits

Un accord est trouvé. Un village entier est à bâtir. Alors on mobilise… l’armée néo-zélandaise. Elle fabrique une route, elle effectue les terrassements, le tout en maintenant le secret sur ce qui se trame exactement. Pour première trilogie, les maisons du village des Hobbits, sorte de terriers creusés à même les collines, sont construites en polystyrène et en carton-pâte. Elles sont démontées dès la fin du tournage.

Mais Le Seigneur des anneaux est un succès mondial qui, forcément, appelle une suite. Pour la seconde trilogie, Le Hobbit, Hobbiton est rebâtie en “dur”, avec du bois, des pierres. Des matériaux faits pour durer. Cinq nouvelles maisons viennent même s’ajouter aux 44 habitations initiales.

Hobbiton serait-elle vraiment habitée ?

C’est dans ce cadre qu’on a donc cheminé, durant près d’une heure et demi. Une confidence : Mathieu n’était pas super motivé par la visite (“chère, en groupe, etc.”). Eh bien il s’est lui-aussi laissé gagner par la magie des lieux. Tout est charmant, tout mignon. Même pour ceux qui ne sont pas absolument fans (c’est sûr, il faut quand même avoir vu les films), ça fonctionne !

Parce qu’on croirait que l’endroit est vraiment habité par les Hobbits. Quel souci du détail ! Les petits habits sèchent au soleil. La récolte est en cours au potager (cinq jardiniers travaillent à plein temps sur le site). La maison du boulanger, celle du menuisier. C’est fou, on s’attend à voir surgir Frodon, Sam, Merry ou Pipin entre nos jambes…

Et puis il y a aussi Cul-de-sac, la plus célèbre des maisons de Hobbit, celle de Bilbo Sacquet, tout en haut du village. Avec son arbre (factice) sur le toit. Son petit banc en terrasse, sur lequel il s’assoit avec Gandalf, la pipe au bec. Tel qu’au cinéma.

Mais vous n’en verrez pas l’intérieur à Hobbiton : il n’a été créé qu’en studio, à Wellington. Créé deux fois, d’ailleurs : à petite échelle, pour que Gandalf s’y cogne la tête et y paraisse géant, et en taille réelle, pour que les personnages qui jouent les Hobbits et autres Nains y soient à leur aise.

                                

C’est l’heure de redescendre vers le plan d’eau. Le moulin. Le pont de pierre. Et puis une petite bière (compris dans le prix de la visite) à la légendaire taverne du Green dragon, avant de reprendre le bus. Retour à la réalité sur le parking du site, on retrouve notre campervan. Le voyage se poursuit en Nouvelle-Zélande. À moins qu’on ne soit vraiment sur la Terre du Milieu.

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