Nouvelle-Zélande

Rotorua : dix images, dix bonnes raisons d’y aller

NOUVELLE-ZÉLANDE – Deuxième étape de notre road trip sur l’île du nord. Une pause qui sent le soufre…

Nouvelle-Zélande, Rotorua, lac

Elle est affichée dans tous les I-sites de Nouvelle-Zélande comme LA destination phare de l’île du Nord. Après avoir traversé les verdoyants paysages de la Comté, on a tracé tout droit sur ce bastion de la tradition maorie. C’est vrai que Rotorua a de quoi séduire les visiteurs. En dehors du fait qu’il existe une offre incroyable d’activités outdoor (que nous négligerons pour des questions de budget), cette petite ville de 65 000 habitants constitue surtout une véritable curiosité géothermique.

Allez dix petites photos (et plein d’autres à la fin de l’article, parce qu’on est pas avares) pour vous expliquer tout ça !

1 – Rotorua, charmante bourgade

Nouvelle-Zélande, Rotorua museum musée

Sur la route pour Rotorua, dans notre super Richie (pour ceux qui n’ont pas suivi, c’est le petit-nom de notre campervan), on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre. Alors quand on arrive en ville, sous les dernières lumières du jour, on ne peut être qu’agréablement surpris. Toits orangés, murs clairs bardés de bois. Cette bourgade, en bordure du lac éponyme, a un style bien à elle. On s’y sent bien. Elle aurait d’ailleurs été élue six fois “Plus belle ville de Nouvelle-Zélande”.

Quant au musée de la ville, qui consacre une large partie à la culture maorie, il serait l’un des bâtiments les plus photographiés du pays (notre photo ci-dessus). Il faut l’admettre on ne l’a pas visité (on peut pas tout faire, hein). Tout comme on n’a pas voulu participer aux soirées-spectacle maories organisées dans la région pour les touristes. Trop cher, pas très authentique. Mais ça c’est une autre histoire.

2 – Il y a de la fumée qui sort de partout !

Nouvelle-Zélande, Rotorua

Non, vous n’hallucinez pas. Il y a bien de la fumée qui sort des bouches d’égouts. Et pourtant on n’est pas à New York. À part vous, personne ne semble se soucier de ce phénomène. Normal, vous êtes à Rotorua, l’une des zones géothermiques les plus actives de la Taupo volcanic zone (longue de 250 km et large de 30 à 80 km).

Partout en ville, des vapeurs s’échappent des failles créant une atmosphère fantasmagorique… et diffusant une forte odeur d’œuf pourri (plus ou moins forte en fonction des vents) ! Pour observer tranquillement le phénomène, rien de tel qu’une balade dans le Kuirau Park en centre-ville. C’est gratuit et parfait comme mise en bouche. Parce que l’activité géothermique de Rotorua ne s’arrête pas là…

3 – Et plein de bains chauds gratuits 

Nouvelle-Zélande, Rotorua, bain (de pieds) chaud

Si les populations ont choisi de rester sur ces terres, et de dépasser l’odeur nauséabonde qui s’en dégage, c’est parce qu’elles y ont aussi trouvé d’incontestables atouts. Ce n’est un secret pour personne, la Nouvelle-Zélande est exposée à des phénomènes géothermiques d’une très grande force, de part son chevauchement de la plaque pacifique sur la plaque indo-australienne. La région est en ébullition : bienvenue à Rotorua ! Et la géothermie ça sert à plein de choses : cuisiner (technique maori), réchauffer (elle représente 17 % de l’électricité du pays), guérir ou simplement détendre.

Si comme beaucoup de voyageurs vous n’avez pas les moyens de vous offrir une semaine bien-être dans le spa polynésien de la ville, faites comme nous, optez pour un bain public ! Allez autour du lac, prenez une pelle et creusez. Seulement quelques centimètres. Eau très très chaude garantie. Pour ceux qui ont la flemme de gratter le sable, vous pouvez toujours profiter des bains chauds mis à disposition dans tous les campings du coin. Si vous êtes clients c’est gratuit : encore heureux, ils ne payent pas l’eau chaude, ici !

4 – La ville offre une palette de saveurs

Nouvelle-Zélande, Rotorua

L’odeur du souffre ne vous coupe pas l’appétit ? Parfait, il est l’heure de manger un bout. Côté gastronomie, il y a du choix pour une petite ville. Ce n’est pas nécessairement la cuisine locale qui est à l’honneur mais en matière internationale, il y a de quoi satisfaire les papilles. 

Pour faciliter la quête des gourmets, de très nombreux restaurants ont élu domicile dans les bien-nommée Eat street (ou dans les alentours). Bon nous, on avait surtout envie d’un goûter quand on s’est baladé, du coup on a opté pour la formule économique du Chicken Nachos : combo muffin-cappucino (5,5 DNZ ; 3,4 euros). 

Autre atout culinaire de Rotorua : son petit marché nocturne hebdomadaire. Tous les jeudis soirs (à partir de 17 heures), Tutanekai street devient piétonne et accueille plusieurs dizaines de petits stands. Ce n’est pas un marché uniquement alimentaire, il y a également plusieurs vendeurs d’artisanat. Mais son principal intérêt, il faut l’admettre, c’est toutes les saveurs qui s’en dégagent. Wok thaï, poutine québécois, bretzel allemand, moules locales… Un large choix à prix correct. On emporte le tout et on s’installe sur une table devant une scène improvisée où une jeune chanteuse locale pousse la chansonnette. Et en plus, on fête l’anniversaire de Luc (avec à peine un mois d’avance). Une bonne petite soirée !

5 – Y’a des lacs de toutes tailles dans les environs 

Nouvelle-Zélande, Blue lake

Au nord de la ville, il y a le lac de Rotorua bien sûr, installé sur un cratère de 80 km2. Ils sont 18 au total dans les environs. Dont les fameux lacs “bleu” et “vert”. Partons sur le “bleu” qui promet une agréable balade de 5,5 km (1h30 à 2 heures de marche, impossible de se perdre, il suffit de longer la berge) pour le contourner. Son vrai nom : Tikitapu lake. Le site est idéal pour prendre le soleil ou pique-niquer. Son voisin “vert”, Rotokakahi lake, n’est qu’à quelques kilomètres. 

Une des légendes du coin raconte que Kataore, jeune et gentil monstredébarqua un jour dans les eaux du lac Tikitapu. Courtois, le chef maori d’une tribu à l’ouest du plan d’eau souhaita la bienvenue à ce nouvel arrivant. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais des années plus tard, des rumeurs commencèrent à circuler sur d’inquiétantes disparitions de voyageurs solitaires en route vers Rotorua. L’adorable Kataore avait grandi, devenant un monstre redouté. C’était bien lui qui dévorait les passants empruntant la route des lacs. Parmi ses dernières victimes : la fille du chef. Accablé de douleur, ce dernier réunit 140 guerriers de toutes les tribus pour exterminer le monstre dans sa tanière. C’est ainsi que mourut le fléau du lac Tikitapu, dont la peau fut donnée aux familles des victimes et dont le coeur fut mangé sur la crête séparant les lacs bleus et verts. Mignon,non ? La morale de l’histoire ? Difficile à dire…

6 – Mais surtout le parc Wai-o-Tapu est à deux pas

Nouvelle-Zélande, Wai-o-tapu

C’est là, la véritable attraction de la région de Rotorua. Il existe plusieurs parcs thermiques dans le secteur, mais celui là s’affiche comme “le pays des merveilles thermiques (thermal wonderland) ; rien que ça ! Eh bien, autant le préciser tout de suite, le parc de Wai-o-Tapu (eaux sacrés en maori) vaut sacrément le détour… 

Exit le soleil. Après deux jours de beau temps, la météo semble avoir retournée sa veste et semble prête à lâcher sur nous des trombes d’eau. Pas le moment idéal pour découvrir les merveilles du site, tant pis on fonce. Tous les trois (Luc est toujours avec nous, et c’est pas fini !), on s’arme de nos meilleurs k-way et on part à l’assaut du parc : la grande boucle (celle que l’on choisit et qui permet de voir l’ensemble des “attractions”) s’étend sur 3 km.  

Trois heures plus tard, on sort trempés de cette zone volcanique naturelle haute en couleurs. Mais ce qu’on a vu (même sous la pluie) nous a enchanté. Dans une ambiance totalement fantasmagorique, avec des fumerolles sortant de nulle part, des cratères de volcans (de plus de 20 mètres de diamètre et 12 mètres de profondeur), des eaux bouillonnantes, on a découvert des phénomènes géologiques qu’on n’imaginait pas possibles (au total le parc compte “26 merveilles naturelles” à observer) ! La temps a rendu la prise de photos difficile, mais pour le reste on en a pris plein les yeux !

Côté pratique : le parc Wai-o-Tapu, se situe à 27 km au sud de Rotorua (c’est facile, une fois sur la bonne route, c’est indiqué). Il est ouvert 365 jours par an de 8 h 30 à 18 h (17 h hors saison). Tarifs : 32,50 dollars NZ ; soit 19,90 euros.

7 – … Avec ses bains de boue capricieux

Nouvelle-Zélande, Wai-o-tapu, bulles de boue
Ceux-là font partie du site Wai-o-Tapu. À quelques kilomètres de l’entrée principale (accessible en voiture), des immenses mares de boue crépitent. Ça explose de tous les côtés. Et on ne se lasse pas de les regarder. 

Côté pratique : à l’extérieur du site Wai-o-Tapu, mais nécessite le ticket d’entrée global. Passer d’abord par l’accueil.

8 – … Avec son gros geyser apprivoisé

Nouvelle-Zélande, Wai-o-tapu, geyser

Voici Lady Knox geyser. Une des stars de Wai-o-Tapu. Tous les jours, elle fait son show à 10 h 15 pétantes. Alors si vous ne voulez pas rater son puissant jet s’élevant jusqu’à 20 mètres de hauteur, pressez vous !

Un geyser qui crache tous les jours à la même heure… Bizarre hein ? L’explication est toute simple : un homme déclenche le phénomène. Comment ? Il lance du savon dedans. Il n’en faut pas plus pour déclencher la bête.

Cette petite astuce, les employés du parc la doivent à des prisonniers. Condamnés à effectuer des travaux forcés dans le secteur, plusieurs prisonniers utilisaient les abords  du geyser pour faire leur lessive. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux fit tomber son savon dedans et déclencha manuellement le phénomène.

Dernière petite chose : le geyser porte le nom d’une des filles du 15ème gouverneur de Nouvelle-Zélande, Uchter Knox et non, comme de nombreux autres geysers, une appellation maori. Une particularité a mettre sur le dos de sa découverte tardive au début du XXème siècle.

Côté pratique : le geyser Lady Knox fait partie du parc Wai-o-Tapu mais se situe à l’extérieur du site. Renseignez-vous à l’accueil après avoir acheter le billet d’entrée global. Éruption à 10 h 15 tlj.

9 – … Avec ses couleurs explosives

Nouvelle-Zélande, Wai-o-tapu, Artist's palette

Oui, c’est bien du jaune que vous voyez. Jaune pétard. À Wai-o-Tapu, on appelle ce phénomène la Palette de l’artiste. Un joli nom pour un bassin qui change régulièrement de couleur en fonction des niveaux d’eau et de la direction des vents. 

Vert flou, bleu turquoise, orange criard, le parc est farci de couleurs, toutes plus belles les unes que les autres. Difficile d’expliquer et de comprendre toutes ces particularités géothermiques quand on est novice. Souvent, la beauté du phénomène ne justifie même pas une explication. Juste un silence à la hauteur de l’émerveillement.

10 – … Et sa Champagne pool !

 

Nouvelle-Zélande, Wai-o-tapu, Champagne pool

Et le meilleur pour la fin : la piscine de champagne ! Le nom est un peu improbable certes. Mais cette grande étendue liquide offre un spectacle époustouflant. Oui mais d’abord, c’est quoi exactement cette Champagne pool ? C’est la source la plus grande de la zone : 60 mètres de diamètre pour autant de profondeur. Puisqu’on est dans les chiffres, sachez que son eau atteint 74 degrés  (n’y trempez pas un orteil). Cette jolie piscine colorée a été formée il y a 900 ans par une “éruption hydrothermale”. Et toutes ces jolies couleurs sont dues aux différents minéraux contenus dans l’eau. Voilà pour le petit topo scientifique.

Bon, bien sûr, c’est “l’attraction majeure” du site. On y passe devant à deux reprises au cours de la grande boucle (lire le parc Wai-o-Tapu ci-dessus). Petit conseil : en fonction des vents, la première approche peut être un peu décevante. Assurez-vous d’avoir le vent dans le dos quand vous étudiez et photographiez cette merveille (difficile de lutter contre la fumée, sinon). 

Categories: Nouvelle-Zélande

3 replies »

  1. comme j’ai rigolé avec la citation maori à côté de celle de Joey Star! Vive le mélange des références!
    Bon sinon, on a bien hâte d’aller découvrir ce superbe pays!! vivement février 2016!
    Profitez bien les copains!

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