Faire un Tour du monde

Éviter le vol en voyage

CONSEILS – Parce que ça peut gâcher le voyage : nos petits trucs pour éviter de se faire dérober portefeuille, appareil photo ou passeport…

Plus on a de choses à se faire voler, plus il faut faire attention...

« Les idées sont comme les gros billets. Si tu les montres, on te les vole. »
Kalervo Tuukkanen

« Celui qui accepte avec le sourire d’être volé vole lui-même quelque chose à son voleur. »
William Shakespeare

Ben non, hélas, tout-le-monde il est pas beau, tout-le-monde il est pas gentil. En voyage, si la quasi totalité des gens dont vous croisez le chemin est bienveillante, il y a aussi quelques escrocs (ou de pauvres bougres qui en sont réduits à ça) qui aimeraient bien vous alléger de quelques uns de vos biens.
Bien sûr, le risque zéro n’existe pas. Mais, sans sombrer dans une méfiance excessive, il existe quelques moyens de limiter au maximum la (mal)chance de se faire voler. Parce que c’est toujours le plus imprudent, ou le moins bien préparé, qui y aura droit. En la matière, nous, on passe notre tour.

Fiez-vous à votre intuition !

C’est notre conseil numéro Un. Écoutez votre sixième sens. Mieux que tous les gadgets, toutes les cachettes, toutes les techniques de balayette. En voyage, parfois, une petite lumière rouge s’allume dans votre tête. Sachez la voir.

Le gars qui propose de vous faire découvrir un super endroit sans touristes ne vous revient pas danger-keep-out-sign? Dîtes non. Merci, mais c’est non. Cette petite rue, bizarrement, vous ne la sentez pas ? Allez, faites un petit détour. Quand c’est gratuit pour essayer, goûter, visiter, y aller. Quand l’hôtel est super et le prix dérisoire parce qu’il appartient à un « cousin ». Quand le transport est cadeau. Quand ça semble trop beau, de manière générale, méfiance. Et avant de consommer quoi que ce soit, à moins d’être no budget, n’hésitez pas à demandez « combien ça coûte ? », il vaut mieux toujours poser la question. Si c’est vraiment gratos, alors on vous le dira clairement, vous pourrez remercier chaleureusement et tout le monde sera content. 

Attention toutefois à ne pas trop se renfermer et se méfier de tout et de tout le monde : vous pourriez louper de chouettes rencontres, de belles découvertes.
Comment savoir quand on peut y aller ou pas ? L’intuition. Plus on voyage, plus elle s’aiguise.

Faites preuve de bon sens

Traverser un bidonville à pied avec vos gros sacs sur le dos ? Mauvaise idée. Rentrer seul au milieu de la nuit complètement bourré ? Mauvaise idée. Laisser ses bagages sans surveillance, se balader avec plein de bijoux façon Kim Kardashian, étaler sa liasse de billets sur le comptoir pour commander un café ? Mauvaises idées ! Et si vous ne voyez pas le problème, là, on ne peut pas grand-chose pour vous.
De manière générale, ne vous comportez pas en voyage comme vous ne le feriez pas en France. Faites preuve de bon sens, bon sang. C’est gratuit, et ça peut éviter de perdre gros.

Écoutez les locaux

Est-ce que ce quartier est sûr ou pas ? Ben, si vous ne le savez pas, le mieux c’est quand même de demander. Et ceux qui peuvent le mieux vous renseigner, ce sont les locaux. Le patron de votre auberge. La serveuse du petit resto où vous déjeunez. Ou pourquoi pas, votre voisin de bus, un passant. En plus, c’est l’occasion d’engager la parole et a minima de glaner quelques conseils ; au mieux de tisser les premiers liens d’une chouette rencontre.

Un exemple parmi d’autres : à Buenos Aires par exemple, pour le quartier de la Boca, l’employé de notre auberge de jeunesse nous a conseillé de ne pas y aller à pied et de ne pas trop nous éloigner du circuit touristique. Vous savez quoi ? On l’a écouté. 

Dans la rue, soyez discrets

Bon, a priori, si vous voyagez en backpacker, il y a peu de chances que vous ayez l’air d’un millionnaire. Surtout au bout de quelques mois… Mais attention : une paire de baskets de marque, une montre ou un collier qui brillent, un super appareil photo en bandoulière sont des signes extérieurs de richesse suffisants pour susciter les convoitises. Et puis de toute façon, dans la plupart des pays de la planète, les locaux s’imaginent que vous avez un pouvoir d’achat gigantesque par rapport au leur. Et ils n’ont pas forcément tort.

Bref, dans la rue, pour les voleurs, vous êtes une cible privilégiée. Évitez d’en rajouter : soyez les plus discrets possible.appareil photo

Votre appareil photo, justement. Même si c’est frustrant parce que ça peut vous faire rater une photo d’une scène de rue prise à la volée (qui sont souvent les meilleures, mais c’est un autre sujet), dans les endroits qui « craignent », rangez-le dans sa housse. Nous, pour ne pas être trop voyants, on a justement choisi de partir en tour du monde avec un hybride, plus petit qu’un reflex et qui n’a pas forcément grand-chose à lui envier côté qualité d’image (lire aussi : Y a quoi à l’intérieur de nos sacs ?).

Votre sac à dos. C’est l’accessoire ultime du touriste, celui qui le désigne comme tel. Nous, quand on peut faire sans, on évite de le prendre. Faites comme vous feriez chez vous : franchement, quand vous sortez pour aller boire un verre, faire quelques courses ou juste vous balader, vous prenez votre petit sac à dos ? Quand on peut faire sans, on s’en passe : les mains dans les poches, vous faites déjà beaucoup plus couleur locale.
Quand vous avez votre sac avec avec vous, le petit comme le gros modèle, gare. Un petit mousqueton pour accrocher entre eux les curseurs des fermetures éclairs : c’est tout bête, et ça complique sérieusement la tâche à celui qui voudrait ouvrir votre sac discretos, quand vous avez le dos tourné.
Quand vous faites une pause, sur un banc ou assis dans l’herbe par exemple, quand vous attendez sur le quai de la gare, laissez toujours un bras ou une jambe dans la bretelle. Ce n’est pas très contraignant et ça empêchera un vol à l’arraché par un Usain Bolt de la fauche.

Votre passeport. Beaucoup de voyageurs vous diront de toujours le prendre avec vous. Oui mais non, ou alors ne le montrez pas. Certains l’ont regretté. Ici les voleurs ne sont pas ceux que l’on croit. C’est une arnaque plutôt courante en Asie :  vous vous baladez, un policier vous arrête et vous demande vos papiers. Justement, vous avez votre passeport dans la poche et persuadé d’être en règle vous le tendez aux forces de l’ordre. Sauf que l’agent, lui pas très réglo, vous annonce que pour le récupérer, il faudra vous acquittez d’une petit somme d’argent ! Pris au piège, vous ne pourrez faire autrement que payez. Alors que si vous aviez simplement tendu une photocopie de passeport en expliquant que votre original est à l’hôtel, vous auriez sans doute éviter cet odieux vol… 

ET EN CAS D’AGRESSION ?
Aussi précieux que soit votre appareil photo et ce qu’il contient, aussi belle que soit votre montre, aussi bien garni que soit votre porte-feuille, tout ça se remplace. Pas votre vie. Face à une arme, face à des agresseurs nombreux et déterminés, nous, on ne jouerait pas aux héros.
Et dans ces cas-là, il y a aussi la technique du faux portefeuille (lire encadré en fin d’article). 

 

Dans les transports, gardez le contact avec vos affaires

backpackLa règle de base, pour conserver ses affaires, c’est de ne jamais les quitter des yeux. JAMAIS ! C’est plus facile quand on voyage à plusieurs, bien sûr : quand l’un va faire la queue pour acheter les billets aux guichets, ou part aux toilettes, l’autre peut garder son backpack. Demander à quelqu’un de surveiller votre sac ? Mouais, méfiance quand même : c’est mieux si ce n’est pas le type que vous avez rencontré la veille au soir en faisant la fête à l’auberge de jeunesse.

Avec l’avion, a priori, pas trop de souci : vous retrouverez votre précieux compagnon de voyage à bretelles sur les tapis roulants à l’arrivée.

Dans le train, appliquez-vous à le stocker le plus près possible de vous, pas à l’autre bout du wagon. Il n’y a plus de place dans les rangements au-dessus de votre tête ? Vous avez regardé sous la banquette ? Ou même carrément, si le voyage n’est pas trop long, sous vos pieds. Mieux vaut salir son sac que ne plus jamais le revoir.

Dans le bus, c’est certain, il va falloir accepter de quitter vos affaires des yeux. Allez hop, ça part en soute. Et ça, dans certains pays et/ou avec certaines compagnies, c’est pas vraiment une assurance tout risque. Sécuriser votre sac en faisant des noeuds avec les cordelettes des fermetures éclair, en y ajoutant votre cadenas (ça ne le protège pas complètement, on est d’accord, mais ça a au moins un effet dissuasif) . De manière générale, nous, on met toujours notre backpack dans sa housse de protection ; ça lui épargne bien des salissures (le fond d’une soute plein d’huile, par exemple…) et ça fait toujours une protection supplémentaire pour empêcher d’accéder à son contenu. On a aussi lu le témoignages de voyageurs qui récupéraient de grands sacs de toile, style sacs à patate, pour camoufler leurs backpacks à l’intérieur. Pourquoi pas.

mousquetonDéposez vous-même votre bagage dans la soute. Ou si c’est impossible, restez à côté de celui qui va s’en charger. Déjà, ça lui évitera de le balancer sans ménagement. Comme cela, aussi, vous saurez où il se situe et vous pourrez choisir une place, dans le bus, du côté où il se trouve, histoire de jeter un œil lors des arrêts ou des changements. Aux arrêts justement, descendez ; d’abord vous pourrez vous dégourdir un peu les jambes et puis, en restant dans les parages, vous verrez ce qu’il se passe avec les sacs.

Quoiqu’il en soit, conservez bien évidemment vos affaires de valeur avec vous, à bord. Pas dans la soute. Le petit sac à dos, justement ? Conservez-le le plus près possible de vous. Sur votre siège, s’il y a une ceinture de sécurité – et que vous la mettez, pas vrai – glissez là dans la bretelle. Ne le glissez pas sous votre siège, le type derrière pourrait le faire venir à lui sans que vous sous en aperceviez. Si vous devez vraiment le poser au sol, plutôt devant vous, en glissant un pied dans une bretelle.

Et quand on dort ?
Quand on voyage, surtout en mode backpackers, on passe beaucoup de temps dans les transports en commun. Et on y dort, inévitablement. Conservez votre petit sac avec vos affaires de valeur au plus près de vous. Sous votre oreiller. Ou alors entre vous et la paroi du wagon (du bus). Tâchez de glisser un bras dans une bretelle. Bref, faites en sorte qu’il ne puisse pas partir sans que vous soyez tiré de votre sommeil. Lors de notre trek dans les Gorges du saut du tigre, en Chine, on a marché avec Camilla, une Autrichienne qui s’était réveillé sans ses affaires – notamment son passeport – à bord du Transsibérien. Le début de joyeuses galères administratives…

À l’hôtel, soyez inventifs

Non, vos affaires ne sont pas forcément en sécurité parce qu’elles sont dans votre chambre d’hôtel. Encore moins en dortoir, évidemment. C’est affligeant mais c’est ainsi : ne faites pas confiance aveuglément aux autres voyageurs (en Asie du sud-est ou encore en Australie, la quasi-totalité des vols commis dans les auberges sont le faits d’autres travellers…). 
Ni au patron de l’hôtel d’ailleurs. La lecture de la mésaventure des camarades du blog « J’ai une ouverture », volés au Guatemala, nous avait fait réfléchir sur la question…

S’il y a un coffre-fort dans la chambre, ça vous évite de trop réfléchir. Utilisez-le ! Sinon, quand vous y laissez des affaires de valeur, pourquoi ne pas essayez de les planquer un peu ? Ça vaut ce que ça vaut, mais il nous est arrivé très souvent de cacher notre ordinateur ou d’autres objets sous le matelas en sortant (d’accord, ce n’est pas la meilleure cachette mais on se dit que si quelqu’un s’introduit pour quelques secondes dans la chambre, il ne tombe pas dessus au premier coup d’oeil) ou même derrière des meubles, au-dessus d’une haute armoire, etc. Bref, soyez inventifs. Mais n’oubliez rien en partant…

Encore une fois, celui qui veut vraiment vous voler, trouvera toujours vos affaires. Le risque zéro n’existe pas, l’idée c’est juste d’éviter de tenter le voleur, de ne pas y faciliter la tâche

Conseils en vrac

  • Si jamais vous bossez sur votre ordinateur portable dans un lieu public, un café par exemple, évitez de vous installer en terrasse ou près de la porte. Mettez-vous plutôt bien au fond : si quelqu’un veut vous prendre l’ordi et se barrer en courant, le fait de traverser tout le bistrot, avec les chaises, les tables – et les autres clients – avant de rejoindre la rue devrait le dissuader.
  • En parlant d’ordinateur… Si vous avez investi dans une belle machine juste avant votre départ, n’hésitez pas à la customiser. Des autocollants collés un peu partout sur la façade, ça évite de montrer qu’il est flambant neuf. Et pourquoi pas un bout de scotch ? Vous pourrez toujours enlever tout ça une fois rentré.
  • Votre petit à sac à dos, celui qui ne vous quitte – presque –  jamais et dans lequel se trouve vos affaires de valeur : choisissez le solide et discret. Éviter les modèles fluos et les marques trop voyantes. Le supercool sac Salomon de Mathieu, après avoir patiemment gratté les marques, est devenu un sac uni tout noir beaucoup plus discret tout en restant aussi confortable et léger…
  •  Porte monnaie et passeportVos papiers. Vous le savez sans doute, mieux vaut faire quelques photocopies avant de partir. Nous, on en glissé un jeu tout au fond de nos gros sacs, protégées par des pochettes plastiques : on ne les a pas touché de tout notre tour du monde, mais elles sont toujours restées là, au cas où, si jamais on se faisait piquer les originaux. De toute façon, quand vos papiers sont en sécurité là où vous dormez, pourquoi ne pas sortir avec seulement des photocopies ? En cas de vol, rien de grave. En cas de contrôle, vous présentez ça poliment et proposez aux policiers de vous accompagner jusqu’aux originaux s’ils veulent les voir.
    De toute façon, n’oubliez pas de vous envoyer des scans de votre passeport, carte d’identité, permis de conduire, etc. sur votre propre boîte mail. Ils seront toujours accessibles, même s’il ne vous reste plus rien. 
  • Garez votre véhicule, si vous voyagez avec ou que vous en avez loué un, dans un endroit clair et passant. Mieux vaut marcher un peu plus que le stationner dans un endroit pas franchement sûr, non ?
  • Éviter les compagnies de bus (trop) au rabais, surtout en Amérique latine. Vérifiez la réputation sur internet. On a tous entendu ces histoires de vols de nuit sur les routes péruviennes ou boliviennes.

Et vous, vous avez des conseils ? Des astuces à partager avec les autres voyageurs ? Vous pouvez le faire ci-dessous dans les commentaires ! Notre liste n’est pas exhaustive. Certains diront que ça ne suffit pas, d’autres que l’on est trop méfiant… Il n’y a pas de juste milieu, chacun se prépare à un voyage comme il le sent. Mais nul ne peut nier que le risque de vol existe. À moins de voyager avec juste les mains dans les poches. Et si c’était ça, la solution ?

 

CES PETITS OBJETS QUI PEUVENT FAIRE LA DIFFÉRENCE  
Un cadenas. Indispensable. Ne partez jamais sans un (au minimum) cadenas. Précieux pour fermer votre casier dans les auberges de jeunesse. Utile pour accrocher entre elles les fermetures éclairs – ou les ficelles, après un bon nœud- qui ferment votre gros sac à dos : ainsi, personne sauf vous ne peut l’ouvrir, sauf à être muni d’un cutter. Préférez le à code plutôt qu’à clé, bien sûr, ça peut éviter les galères.

Le faux portefeuille. À l’intérieur, un peu d’argent liquide. Quelques cartes, genre une carte bleue périmée et deux, trois cartes de fidélité sans valeur. Si jamais un agresseur vous demande votre porte-feuille sous la menace d’une arme, lancez-lui celui-ci. C’est un procédé qu’on avait prévu, notamment pour l’Amérique latine, partie du monde qui n’a pas la meilleure réputation en matière de sécurité. Franchement, on l’a souvent laissé à l’hôtel. À tort, peut-être.

Une chaînette au porte-monnaie. C’est moche. Bien moche. Mais ça peut être très pratique. Certains portemonnaies sont vendus avec une chaînette que l’on peut attacher à la sangle de la ceinture. Le résultat n’est pas toujours pratique au moment de payer, mais on peut difficilement faire plus efficace.

Ceinture porte-billetLa ceinture cache-billets. Durant notre tour du monde, Mathieu n’a jamais quitté sa ceinture cache-billets. À l’intérieur, une centaine de dollars – monnaie la plus internationale qui soit – en cas de gros coup dur : si jamais on se faisait tout voler, on n’était pas à poil, il nous restait au moins ça pour tenter de rejoindre l’ambassade la plus proche. Petit conseil : envelopper les billets, bien pliés, dans un sac de congélation étanche. Même si vous devez passer à l’eau, ou ne serait-ce qu’avec la transpiration, votre argent reste au sec.

Les mousquetons. Des petits mousquetons. C’est léger, c’est tout con, mais ça sert en maintes occasion. Pour coincer des fermetures éclairs entre elles, on vous l’a dit. Ou pour attacher la poignée de votre sac à n’importe quel support fixe. On l’a souvent fait dans le train, par exemple. 

La poche secrète. Avant notre départ, on s’est fait coudre des poches secrètes à l’intérieur de nos jeans et d’un short. Il suffit d’un simple bout de tissu habilement plié et bien cousu. On l’a fait faire de la taille du passeport. Mais franchement, on ne s’en est quasiment pas servi.
En revanche, ce qu’on a beaucoup utilisé c’est la pochette secrète, à la ceinture. Pour les billets de banque, le passeport, etc. Ça existe aussi en version soutien-gorge avec poche secrète.

La fausse alliance. Il paraît que dans certains pays, une femme a moins de chance d’être harcelée si elle est mariée. Pourquoi pas.

La chaîne qui entoure le sac-à-dos. De type Pacsafe. On y a pensé. Mais ça ne semble pas forcément très pratique d’utilisation, assez lourd et du genre à attirer l’attention sur votre sac en particulier, dans une soute remplie de backpacks par exemple. On a laissé tomber. 

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