Russie

Prendre le métro de Moscou : le guide pratique

RUSSIE – Guide d’utilisation et conseils pour prendre le métro de Moscou. Réputé pour être le plus beau du monde, il est difficile à appréhender, pour qui ne lit pas le cyrillique.

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À Moscou, impossible d’échapper au métro. D’abord parce que la longueur des avenues décourage vite le tourisme en mode piéton, mais surtout parce que le « tube » moscovite, qualifié de plus beau du monde, est une visite en soi.

L’ENTRÉE

Ici les grands « M » métalliques indiquant l’entrée des stations sont rouges. On est à peu près sûrs de ne pas les manquer quand on passe devant. Quand on passe devant… L’affaire est plus délicate quand il s’agit de trouver le métro au carrefour de deux avenues, de huit voies chacune, et que l’on ne se sait pas exactement de quel côté se trouve la bouche de métro. Il ne nous aura pas fallu moins de 20 minutes de marche pour trouver la station Leninsky Prospekt (notre carte nous confirmait seulement l’existence d’une entrée au croisement de deux gigantesques boulevards…).

LE TRAJET

Où-est-ce que vous voulez aller ? Déterminer la station de départ et la station d’arrivée. Ca paraît idiot dit comme ça mais anticiper, avant de descendre vers le quai, facilite grandement les choses. Car à Moscou (ce n’est pas le cas à Saint-Pétersbourg), les indications dans le métro sont quasiment toutes inscrites en cyrillique, sans la version latine. Donc, à moins d’avoir fait russe au lycée, mieux vaut étudier le trajet.
Les plans du métro sont affichés avant les portiques et dans les wagons. Ils sont plus rares sur les quais. Si vous ne pouvez pas le mémoriser en totalité, retenez au moins le début du nom russe (nous, on faisait avec les deux premières lettres) de votre station d’arrêt et comptez le nombre de stops. Sur les quais, la ligne (son numéro et sa couleur) est indiquée et une liste d’arrêts est affichée pour les deux sens de circulation. Vous n’avez plus qu’à repérer dans lequel des deux est votre station.

Petite particularité. Il existe à Moscou une ligne circulaire. Pour savoir quel sens emprunter, une seule solution, retenez le nom de votre station et regarder les listes des arrêts dans les deux sens. Partez dans celui qui est le premier à l’atteindre…

Seconde particularité. Les stations d’un même arrêt portent deux noms différents en fonction des lignes. Ainsi par exemple, pour rejoindre la place Rouge, il vous faut rejoindre l’arrêt Ploshchad’ Revolyutsii sur la ligne 3, qui porte le nom de Teatral’naya sur la ligne 2…

EN CHIFFRES
12 lignes
194 stations
325,4 km
1800 m  en moyenne entre deux stations


LE TICKET

Vous savez où vous allez ? Maintenant, il faut acheter votre ticket ou plutôt votre carte magnétique Russie, Moscou, tarif métro(à Saint-Pétersbourg, les portiques fonctionnent encore avec des jetons en fer, à Kazan, ils sont en plastique ; Moscou a changé l’ensemble de son système ces dernières années). Les prix sont généralement affichés sur les caisses (1 voyage 50 roubles, 0,9 euros ; 11 tickets 360 roubles, 6,5 euros). Et si elles ne parlent pas anglais, les vendeuses sont généralement de bonne composition (ne leur demandez pas de sourire). 

Pour information, plusieurs personnes peuvent utiliser la même carte magnétique, il suffit de se passer la carte de l’un à l’autre par-dessus les portiques. La pratique est courante.

LE PORTIQUE

Au niveau des portiques justement, c’est là que l’on retrouve l’ampleur du système de sécurité russe. On ne sait pas s’il est efficace, ce qui est sûr c’est qu’il crée des emplois. Deux à trois personnes surveillent le passage de chaque portique. N’espérez pas frauder ! Dans certaines stations il vous faudra même passer votre bagage sous rayon X… (les couteaux de poche passent tranquillement, à moins que vous ne cachiez une kalachnikov, le souvenir que vous souhaitiez ramener à votre maman, vous ne devriez pas avoir de problème).

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LES ORNEMENTS

La plupart des stations moscovites sont de véritables monuments, grands comme des nefs de cathédrale. Ce n’est pas pour rien qu’elles sont surnommées « palais souterrains ». Halls immenses, colonnes, statues, marbre, fresques, éclairages travaillés… Des ornements qui surprennent la première fois que l’on pénètre ces palais. Après plusieurs jours de visites, il arrive parfois que l’on oublie de s’attarder sur la grandeur et la beauté du métro… Alors ouvrez l’oeil, chaque station est une oeuvre différente !

L’ESCALATOR

Les métros russes ont été creusés dans de profonds tunnels. Imaginez un escalator dont on ne peut pas voir la fin… Ce n’est pas exagéré. Certains d’entre eux mettent de longues minutes pour atteindre le quai. Inauguré en 1935, le métro russe a d’abord servi d’abri aux Moscovites pendant les bombardements de 1941. Il devait également servir de protection en cas d’attaques nucléaires pendant la Guerre Froide. Quand on vous dit que c’est profond…

Ici, pas d’escalier, pas d’ascenseur. Escalator pour descendre, escalator pour monter. Une seule règle : serrez vous bien sur le côté droit, certains descendent en marchant – en courant –  pour gagner du temps. Dans la montée, ils sont plus rares.
Tout le long du trajet en escalator, des caméras veillent sur vous. Et au pied des escaliers roulants, des gardes – des femmes le plus souvent – installées dans de petites cahutes surveillent les passants. On en aussi vu qui dormaient…

Vous voilà sur le quai… Il ne vous reste plus qu’à prendre le bon métro !

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