Afrique du Sud

Réussir son safari au Parc Kruger

AFRIQUE DU SUD – C’est la première étape de notre séjour en Afrique. Cinq jours et quatre nuits à l’intérieur du mythique Parc Kruger, plus grande réserve animalière du pays. Inoubliable.

Afrique du sud, parc Kruger

“Le putois ne sait pas qu’il pue”
Proverbe zoulou

“La chasse aux cons est un safari sans espoir”
Frédéric Dard

Carte parc Kruger1er janvier 2016. Après plus de 24 heures de trajet et un réveillon passé inaperçu (tiens, Emirates n’offre même pas une coupette de champagne ou une papillote en chocolat à bord, c’est moche), on pose les pieds en Afrique du Sud. À Johannesburg, plus précisément. Mais on ne s’attarde pas dans la capitale ; on y reviendra, c’est d’ici que part notre vol retour pour l’Europe dans moins d’un mois.

Visons plus loin. À l’est, pas loin de la frontière du Mozambique : le Kruger National Park. Dans notre petite cacahuète de location, on roule toute une journée (plus de 500 kilomètres) pour arriver aux portes de la plus grande réserve animalière d’Afrique du sud. A la tombée de la nuit, on pose nos sacs au lodge A Traveller’s Palm, à Phalaborwa, l’une des entrées du parc. Demain, on se lève très tôt. Les animaux de la savane nous attendent.

                                   

LE PARC KRUGER EN CHIFFRES 
20 000. 
Le nombre de kilomètres carrés que compte la plus grande réserve animalière d’Afrique du Sud, 350 km du nord au sud, 60 km d’est en ouest. C’est l’équivalent d’Israël ou du Pays de Galles. Impressionnant, non ?
1982. Le nombre d’espèces de plantes recensés dans les six différents  écosystèmes du Parc Kruger.
1926.  L’année de création de ce parc national par Paul Kruger, président boer de la République sud-africaine du Transvaal dans le but  de protéger les animaux sauvages tout en les laissant dans leur environnement naturel.
544. 
Le nombre de rhinocéros disparus à cause des braconniers dans le seul parc Kruger entre le 1er janvier 2015 et le 27 août de la même année. Attristant.
507.
 Le nombre total d’espèces d’oiseaux présentes dans le parc. 253 sont endémiques.
147. Au total, 147 espèces de mammifères ont été dénombrées en 2004 dans le parc.
114. C’est le nombre d’espèces de reptiles dans le parc.
21. Le nombre de camps en tout genre répartis sur le territoire du Kruger.
5. Les incontournables animaux du Big 5 (lion, rhinocéros, buffle, léopard et éléphant), cibles préférées des chasseurs d’hier et aujourd’hui des touristes, sont bien présents dans le parc.

Carte Parc Kruger

Préparer son séjour au parc Kruger : les conseils

Attention, pour visiter le parc dans de bonnes conditions, mieux vaut ne pas improviser. Surtout en pleine saison. Les logements à l’intérieur du parc sont limités, encore plus si on vise un budget économique. On vous liste quelques conseils pour préparer au mieux votre séjour.

1 – Tracez son itinéraire. Avant de réserver, il vous faut savoir où vous allez passer la ou les nuits à venir. En roulant entre 30 et 50 km/h en moyenne, on ne traverse pas le parc en une journée et ce n’est de toute façon pas le but. Choisissez une partie du parc et explorer là tranquillement, jusqu’au coucher de soleil.

NOTRE CHOIX : en cinq jours, cibler le centre et le sud du parc, ce dernier secteur étant réputé pour abriter la plus grosse concentration de mammifères du parc. Entrée par la porte centrale Phalaborwa, sortie par la porte sud Malelane.

2 – Réserver ses nuits dans les différents camps du parc. Rien ne vous empêche de passer la journée à l’intérieur et de sortir dormir dans l’une des villes-entrées du parc. Mais il y a des logements dans le Kruger, et pour nous dormir dans l’un de ses endroits prolonge la magie du lieu : on peut ainsi profiter jusqu’aux dernières minutes des animaux à l’intérieur de la réserve et le matin, les portes des camps s’ouvrent une heure plus tôt que celles à l’exterieur du parc.
Il existe différents types de camps, du mieux équipé au plus simple (bungalow, lodge, tente aménagé, location d’emplacement…). La réservation s’effectue sur le site officiel des parcs nationaux d’Afrique du sud. Vous aurez le choix des logements et leurs prix correspondants, en fonction des camps.

NOTRE CHOIX (voir carte ci-dessus):
– bungalow au Letaba camp (grand et parfaitement équipé, ce camp compte piscine, restaurant, supérette, station service…). Tarif une nuit : 992,75 rands, soit 56,30 euros.
– tente aménagée au Tamboti camp (bloc sanitaire et espace cuisine communs, pas d’accueil, ni de piscine, de restaurant ou de supérette pour une nuit au plus près de la nature). Tarif pour une nuit : 551 rands, soit 31,30 euros.
– bungalow et tente aménagé au Skukuza camp (le plus grand de tous, avec tous les équipements pensables ; pas le plus familial mais très central). Tarif : pour une nuit en bungalow, 1064 rands, 60,40 euros ; une nuit en tente, 522,34 rands, 29,70 euros.
Nous avons dû jongler avec des logements plus ou moins chers. Même en réservant trois semaines à l’avance, beaucoup de tentes aménagées étaient déjà prises. 

3 – En validant vos réservations, vous pouvez payer l’entrée dans le parc pour chaque journée. Bonne nouvelle : en dormant 4 nuits, nous n’avons payé que 4 tickets d’entrée par personne, et ce même si on est rester cinq jours pleins dans le parc. Tarifs entrée jour par personne : 280 rands, soit 15,90 euros.

4 – Faites vos courses avant de rentrer dans le parc et le plein d’essence. Des restaurants et des supérettes sont disponibles dans certains camps. Mais les prix sont forcément plus élevés. Il y a également des stations essences régulièrement, dans les camps : les prix sont un poil plus élevés mais rien d’exagéré.

5 – Acheter le guide à l’entrée du parc. Il a une carte détaillé (la seule que vous aurez) et la liste, e nimages, de tous les animaux visibles. Ca vaut bien les quelques rands réclamés. Il existe en langue française. Bon, il n’y en avait plus quand on est passé, mais l’anglais permet de réviser votre vocabulaire de la savane !

6 – Préparer ses pique-niques la veille. Il n’est pas possible de s’arrêter n’importe où dans le parc, prévoyez aussi vos journées en fonction de vos pauses déjeuners. Sachant que vous n’aurez pas toujours de quoi cuisiner sur place. 

BON À SAVOIR 
# Dans le parc Kruger, les visiteurs se baladent avec leur propre véhicule. Mais des sorties accompagnées sont organisées par les principaux camps.
# Vitesse autorisée : 30 km/h sur les sentiers ; 50 km/h sur les routes.
#
Il est interdit de sortir du véhicule en dehors des zones autorisées.
# Les portes des camps s’ouvrent à 4 h 30 en été (décembre-février) ; les portes extérieures à 5 h 30. Toutes ferment à 18 h 30. Il ne faut donc plus être sur les pistes ou les routes à cette heure-ci. Toute personne ne respectant pas les horaires s’expose à une amende.
# Il existe des cartes du parc affichées dans les principaux camps : les touristes indiquent à l’aide de magnets où ils ont vu lion, léopard, guépard, éléphant, buffle. Les rhinocéros, cibles des braconniers, font l’objet d’une protection particulière et ne sont donc pas renseignés sur ces cartes.
# Les jumelles ne sont pas indispensables (on a fait sans) mais c’est carrément un plus.
# On avait un objectif 55-210 mm pour notre appareil photo hybride Sony, suffisant pour s’amuser à prendre de belles photos. Et vidéos.
# Avantage de la saison estivale : les animaux sont accompagnés de leurs petits nés au printemps. 
# Pas forcément besoin de 4×4 pour observer les animaux. Cependant un véhicule haut peut être un plus pour voir les bébêtes lorsque la végétation est un peu haute.
# En fonction de la saison, renseignez-vous sur la présence de moustiques. Gare : la malaria est une maladie encore présente à l’intérieur du parc Kruger.
# Quand vous voyez une voiture arrêtée, 9 fois sur 10 elle observe un animal… 
# Règle essentielle du safari : communiquer et partager les informations avec les autres véhicules.
# Règle n°2 : laissez faire la chance.

 

Afrique du sud, parc Kruger

 

CARNET DE BORD

Jour I. Il est 5 heures du matin. Le réveil sonne. Vite, une grande journée nous attend. On prépare le pique nique, on petit-déjeune, on fourre toutes nos affaires dans notre petite voiture de location et on roule jusqu’à l’entrée Phalaborwa du parc. Il est 5 h 30, les portes s’ouvrent. Nos réservations et nos tickets d’entrée imprimés nous autorisent le passage. On s’attendait à un topo sur la sécurité, les règles à suivre… Rien. On va conduire notre propre véhicule dans un immense parc rempli de prédateurs et, exception faite du panneau de consignes à l’entrée du parc, personne ne nous recommande rien. Surprenant, mais ici, le bon sens sAfrique du sud, parc Krugeremble prévaloir sur le reste.

On roule dix minutes à l’affût du moindre mouvement dans les buissons. On quitte l’asphalte pour les sentiers poussiéreux. Il fait déjà chaud. On n’ose pas encore rouler toute vitre ouverte. Si jamais un lion nous sautait à la gorge… Là, sur le côté, des impalas, partout à quelques mètres de la voiture. Première surprise : s’ils sont sur leurs gardes, ils sont loin d’être effrayés par les voitures. On est seuls, dans notre quatre-roues à l’arrêt et on observe des animaux sauvages libres. Le plus communs des animaux du parc (les Sud-Af’ surnomment l’impala, le “McDonalds du bush”, “parce qu’il y en a partout“) nous rend déjà euphoriques. On ne sait pas encore ce qu’on va voir…

On continue. On roule à 30 km/h, souvent moins. Les yeux grands ouverts, on capte tous les signes d’une nature qui est déjà bien réveillée, elle aussi. C’est la meilleure heure de la journée pour les bêtes, après il fera trop chaud. Des girafes devant nous. Un buffle en bordure de route. Des éléphants au loin. Des hippopotames, des zèbres, des gnous, des antilopes en tout genre…

Afrique du sud, parc Kruger

On explore le parc à petits pas, stoppant notre voiture à la moindre rencontre. Etonnamment, les véhicules sont moins nombreux que l’on imaginait. Il est facile de s’isoler et de ne croiser personne pendant des dizaines de minutes. Il suffit de quitter les routes principales. On fait une pause pour déposer nos affaires dans le bungalow du camp Letaba. Et aussi pour faire un plouf dans la piscine. Écologiquement discutable, la présence de piscines dans les plus gros camps du parc sont salvatrices à 14 heures, quand le thermomètre dépasse allègrement les 40 degrés. 

Deux heures de break et c’est reparti. Il nous reste jusqu’à 18 h 30 pour explorer le secteur de Letaba et sa rivière. Quand on approche  de 18 heures, la température tombe et avec elle, la nature reprend vie. Tous nos sens sont en éveil. Un éléphant bloque la circulation. Ici, l’animal est roi. Tant qu’il n’a pas décidé de bouger, il serait dangereux de provoquer la grosse bête, parfois irascible. Plus que le lion, les véhicules doivent craindre la colère des gros pachydermes, de leurs cousins rhinocéros ou encore des incontrôlables hippopotames. Plusieurs tonnes de muscles qui réduiraient la carrosserie du plus gros 4×4 sud-af’ en miettes. L’heure de la fermeture des portes des camps approchent. Des amendes sont versées aux touristes qui trainent dans le parc après 18 h 30. Ça nous arrache le coeur de devoir rejoindre notre bungalow alors que l’on croise notre première hyène. On est épuisés. Une première journée riche en émotion. Il va falloir reprendre des forces. Il nous reste quatre jours d’exploration.

Jour II. Réveil 4 h 30, heure d’ouverture des portes à l’intérieur du parc (une heure avant l’ouverture extérieure). Aujourd’hui on descend vers le secteur Olifants, connu pour être un repère de lions. Nous n’avons toujours pas vu de guépard, de rhino, de lion, ou de léopard. Et c’est pas faute d’avoir cherché. On va l’apprendre bien assez vite. Le safari est avant tout une question de chance : être au bon endroit au bon moment.

Zèbres, girafes, impalas, gnous et bien d’autres font notre bonheur ce matin. Ce qu’on préfère : s’arrêter sur l’un des nombreux points d’eau marqué sur la carte et patienter. Attendre, parfois en vain, parfois avec une récompense à la clé. Comme sur la Satara N’wanetsi Road où une hyène prend le bain sous le regard impassible d’un groupe de vautours. Antilopes et zèbres, eux, ont fui à l’arrivée des charognards. Comme un documentaire animalier, là, sous nos yeux.

Afrique du sud, parc Kruger

On a pris goût à la pause piscine de la mi-journée. Rafraîchissante à l’heure où les bêtes font la sieste à l’ombre des arbres. Sauf qu’on est loin de notre camp du soir, alors ce midi, on s’invite au Satara camp. Une zone est prévue pour les visiteurs jour, sauf qu’il n’y a pas de piscine. Coup de bluff, on improvise devant le gardien de la piscine prétendant attendre le check in. Et ça passe. Plouf !

À 16 heures on repart vers notre camp pour la nuit : le Tamboti, moins équipé, plus proche de la nature. Ce soir on dort sous la tente. Il fait encore chaud sur la route et les animaux se cachent. Passage à vide. La magie du safari est imprévisible. De longs moments sans vie peuvent succéder aux rencontres les plus infortuites. Tiens, un attroupement de voiture. L’équation est simple : “voiture arrêtée = animal”, “plusieurs voitures arrêtées = big 5 ou félins”. On n’a pas de jumelles alors pas facile de repérer un animal surtout si on sait pas ce que l’on cherche. Nos voisins Sud-Af’ nous explique : un guépard fait gentiment la sieste sous un arbre. On aperçoit tout juste sa robe tachetée. Le gros matou est un habitué du coin. Ces touristes l’ont déjà croisé. Nous, c’est notre premier félin. Un peu loin certes, mais l’excitation est là.

Un peu plus loin, ce sont deux hyènes malodorantes qui font la sieste en contrebas de la route, à quelques mètres de nous. On se dirige vers le waterhole devant le camp Orpen, à quelques kilomètres du nôtre. Un hippopotame nous y attend. Il est temps de rentrer. STOP ! Un rhinocéros, UN RHINOCEROS. À une cinquantaine de mètre de la route, il broute tranquillement, un brin méfiant. L’heure tourne mais on ne peut pas passer à côté d’un moment pareil. À contrecoeur on abrège la rencontre.  500 mètres plus loin un embouteillage bloque le sentier qui mène au Tamboti camp. On interroge nos voisins de voiture : un léopard se repose derrière un arbuste. Impossible de la voir clairement. On le devine à peine.

Afrique du sud, parc Kruger

18 h 28. Il faut qu’on y aille. Immense frustration, on était tout près d’apercevoir l’une des bêtes les plus recherchées du parc. On fait le tour du camp, personne. Pas d’accueil. Un touriste qui s’installe nous explique que l’accueil se fait au camp Orpen, à quelques kilomètres. Zut de zut, on est complètement en retard. On repart frôlant les 50 km/h autorisés. Devant le léopard, certaines voitures bravent encore le couvre-feu. On n’a pas plus de chance qu’à l’aller. On fonce. Un éléphant nous bloque la route. La savane est en grande forme ce soir. On arrive à éviter toute amende en expliquant (de bonne foi) notre retard. On repart vers notre camp. Le léopard est définitivement parti mais deux chacals traversent devant nous à toute vitesse. Il est plus que l’heure de rentrer, le jour disparait et la savane grouille. Entre déception et émerveillement, on débriefe cette journée forte en émotions devant notre repas du soir. On s’endort en pensant déjà au lendemain.

Afrique du sud, parc KrugerJour III. Réveil 4 heures. On se lève tous les jours un peu plus tôt, pressés de rencontrer cette faune matinale en pleine activité. Le léopard n’est pas revenu. Mais une nouvelle rencontre nous attend un peu plus loin. Un guépard trotte dans la forêt. Cette fois bien visible. Et si c’était notre grand jour de chance ? Parce qu’il y a encore un animal dont on n’a pas encore vu la trace. Le roi de la jungle, vous voyez qui on veut dire ? Et On imagine mal quitter le parc sans l’avoir rencontrer… 

On multiplie nos chances de croiser un lion, en traînant autour de Satara, où beaucoup de touristes se targuent d’avoir croisé sa route. Rien à l’horizon. Enfin, rien, sauf des zèbres, des impalas, des gnous, des girafes, des singes, des phacochères… Non, on ne va quand même pas se plaindre ! On rejoint deux voitures arrêtées devant un grand espace à découvert. Nous on ne voit rien. On repart quand la conductrice d’un des deux véhicules nous stoppe : “Vous l’avez vu ?” ; “Non, quoi ?” ; “La lionne sous l’arbre”. Marche arrière, on sort l’objectif et on observe mieux cette fois. Oui elle est là, à environ 200 mètres, notre première lionne. On en crie de joie. On coupe le moteur et on l’observe vingt bonnes minutes, expliquant à notre tour à toutes les voitures qui passent la présence de la femelle.

Afrique du sud, parc Kruger

La féline est loin, qu’importe, on a réussi notre journée. On repart gaiement, sans savoir que le meilleur est devant nous. On sort de l’asphalte pour prendre une boucle. À quelques mètres de reprendre la route, on aperçoit un rhinocéros ! On est seuls, cette fois personne pour nous dire où regarder. Il traverse la route devant nous. Le cœur encore tout palpitant, on écoute deux touristes qui nous demandent si on a vu un lion dans le coin. Non, pas vu. Pris d’un doute Mathieu fait demi-tour. Une autre voiture s’arrête. On parle rhino, puis lion : le fauve est tranquillement installé à 100 mètres de là dans les bosquets. Le plus dur dans ces moments-là c’est de garder son calme, de ne pas appuyer sur l’accélérateur. On repère un groupe de voitures. Une place se libère et à dix mètres de nous : un lion. Il se lève et s’en va. Nous avons tout juste le temps d’immortaliser ce moment avec l’appareil photo. Une halte s’impose. Trop d’émotions en une matinée.

Il nous reste deux nuits dans le parc. On les passera dans le camp Skukuza. Certes le plus grand mais aussi l’un des plus centraux. On dépose nos affaires dans le bungalow. Et on repart observer les berges de la Sabie river. On regarde depuis un pont un hippopotame comme on a rarement vu d’aussi près, quand un groupe accompagné d’un guide nous informe : plusieurs lionnes auraient pris en chasse un buffle pour ensuite tranquillement le dévorer. La dernière fois qu’on les a vues, elles étaient de l’autre côté de la rivière. On arrive trop tard, les lionnes sont parties. On ne peut pas gagner à tous les coups. C’est la loi de la savane. On repart sous les lumières du soleil couchant retrouver notre bungalow. Ce soir, on trinque avec deux bières fraîches à notre incroyable journée. Persuadés que demain ne pourra être meilleur. Et pourtant.

Afrique du sud, parc Kruger

Jour IV. Il nous aura donc fallu plusieurs jours pour pouvoir dire que l’on a aperçu le Big 5. Et encore, avec un léopard en demi-teinte. On ne se doutait pas qu’on allait avoir la chance d’observer un tout nouveau Big 5 en une seule journée. Surtout avec un début de matinée calme. Trop calme. On longe la Sabie River depuis près de deux heures. On fatigue. Conduire à 30 km/heure depuis 3 jours, les yeux grands ouverts, en se levant tous les matins à 4 heures ça demande de l’énergie. À quelques kilomètres du camp Lower Sabie, des dizaines de voitures sont arrêtées. On comprend vite pourquoi : un impala mort est suspendu dans l’arbre. Ce ne peut être que l’œuvre d’un léopard. Une hyène affamée traîne sous l’arbre, impuissante, mais aucun signe du félin. On attend, il va bien revenir. En vain. Une heure plus tard, on abandonne. Pause café au camp Lower Sabie.

On repart par la Salitje Road, où les lionnes ont attaqué le buffle la veille. Nouvel attroupement de voiture sous un arbre. On s’insère au plus près pour constater qu’un impala mort est suspendu dans les branches. Décidément… Deux minutes tout juste après avoir éteint le moteur, le léopard surgit et attaque son festin. On est aux premières loges. Le spectacle est fascinant (quand on fait abstraction de l’état de la pauvre antilope). À 20 mètres de nous, un léopard casse sa croûte impassible, sous les yeux de dizaines de touristes. Impossible de savoir combien de temps dure la scène. On se décide enfin à partir quand le léopard rassasié monte dans les branches hors de notre vue, prêt pour sa sieste bien méritée. Euphoriques, on repart.

Afrique du sud, parc Kruger

500 mètres plus loin. Nouvel attroupement : quatre lionnes prennent le soleil sur les rochers. Cette journée est complètement folle. On n’est pas remis de notre première rencontre que la nature surenchérit ! On arrête toutes les voitures que l’on croise : “lions à 400 mètres, léopard à peine plus loin”. Le sourire des autres visiteurs à cette annonce mérite vraiment de perdre un peu de temps. Le safari est bien une activité collective. Seuls, nous serions probablement passés à côté de beaucoup de choses.

On repart heureux vers le camp. Jamais deux sans trois. Des voitures sur le bord de la route. Qu’est ce que ça peut être cette fois ? Rien de mieux que ce qu’on vient de voir sans doute. Erreur. Un lion et une lionne se câlinent à 20 mètres de la route. On a passé deux heures sans apercevoir le moindre impala et voilà qu’en moins de temps, on vit trois moments intenses. Excitants. Impossible de rester de glace. Et chaque rencontre avec la faune est unique. Rien n’est comparable. On n’est jamais rassasiés. Et ça ne vaut pas que pour les félins. On croise la route de nombreux éléphants. Chaque fois c’est le même sentiment d’émerveillement.

Une heure de pause et on repart. On aperçoit une famille rhinocéros au loin. Puis on croise cette voiture. Un homme semble désemparé. Un impala vient de sauter sur sa route. Il l’a percuté. L’animal vit encore mais sa plaie est profonde. Il lui reste probablement peu de temps à vivre ; les charognards ne lui laisseront aucune chance. Face à lui, de l’autre côté de la route, une vingtaine de ses congénères le regardent, impuissants. On quitte ému cette terrible scène. Plus loin une meute de hyènes se préparent pour leur chasse de nuit… Pour la première fois, on rentre dix minutes avant la fermeture des portes. C’est notre dernière nuit à l’intérieur du Parc Kruger, et déjà, on sait que ces cinq jours feront partis des meilleurs moments de notre voyage.

Jour V. Le réveil sonne. 4 heures du matin. On a pris le rythme et on veut profiter de notre dernière journée. On compte sortir par la porte Malelane au sud, à 60 km de Nelspruit où on passera la nuit. La savane est calme ce matin, tant du côté animal que du côté des touristes. On croise peu de monde. On va multiplier nos chances en approchant un point d’eau. À 3 km du réservoir, soudain, un léopard traverse la route sous nos yeux et prend le sentier à droite. On a juste le temps de comprendre ce qui nous arrive ; on le suit. Il marche au pas, nous ignorant. S’arrêtant à l’envie. On est seuls : il n’y a que lui et nous.

Afrique du sud, parc Kruger

Une autre voiture nous rejoint. Nous sommes des privilégiés, d’autant plus que la rencontre se prolonge, pendant que dans les buissons un rhinocéros broute tranquillement et qu’au bout du chemin un porc-épic trace sa route. On ne sait plus où donner de la tête. Le léopard rejoint les bosquets et s’éloigne, on cède notre place à d’autres voitures. On retourne profiter du rhinocéros. Puis allez, comme un point d’eau est sur cette route, on repart finalement vers le léopard. Il est loin du chemin. Quatre voitures patientent. On a tout juste dépassé les véhicules que le léopard sort de nulle part et passe juste sous nos portières. On tremble derrière notre fenêtre, un peu trop ouverte. On le suit une nouvelle fois sur la route en tête de file. Quand on vous dit que c’est une question de chance. Il repart dans la forêt. On poursuit jusqu’à un point d’eau : des voitures observent une lionne. Ça n’arrête jamais.

Afrique du sud, parc Kruger

Un éléphant nous bloque le route, une petite dizaine de rhinocéros se laisse photographier, des zèbres, des girafes et des buffles en pagaille. Une fois encore : Big 5 dans la journée ! Il est déjà temps de quitter le parc. Une fois la porte franchie, on ne peut pas s’empêcher de scruter les bas-cotés de la route, comme si un animal allait encore surgir de nulle part. Un effet secondaire des séjour prolongés au Kruger. Autre effet, moins appréciable : redécouvrir la conduite sur les routes sud-africaines. Les 4×4 locaux ont l’habitude de dépasser les 110 km/h autorisés. On vient de passer 5 jours à 30 km/h. Quand notre compteur affiche 70, on a l’impression d’être déjà à fond. La relativité de la vitesse. Il nous faudra plusieurs dizaines de kilomètres pour oser dépasser les 100 km/h. De toute façon on a encore la tête ailleurs. Pour longtemps.

 

49 replies »

  1. Bonjour,

    Votre article est juste merveilleux et me donne envie d’aller explorer votre blog !

    On envisage d’aller en Afrique du sud fin janvier également et votre récit laisse rêveuse !

    Comment avez vous procéder pour faire votre parcours à l’intérieur du parc ? Vous avez des bouquins ou sites à conseiller

    Avez vous pris un traitement anti palu ou autre maladie avant votre départ ? Et avez vous trouvé qu’il y’avait vraiment beaucoup de moustiques ?

    • Bonjour,
      Merci pour votre commentaire. Nous n’avons quasiment pas vu de moustiques pendant notre séjour au Parc Kruger et nous n’avions aucun traitement particulier dans ce sens. Je ne sais pas si certaines périodes de l’année sont à risques mais en janvier nous n’avons pas eu ce genre de problème. Pour l’organisation de notre séjour dans le parc, pas de vrai site ou livre de documentation. nous avons lu pas mal de retours de voyageurs sur les forums et puis nous avons beaucoup improvisé sur place. Ne vous privez pas du livret guide du parc à acheter aux entrées du Kruger. Pour quelques dollars il offre une vrai carte du site, indispensable à notre sens. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à revenir vers nous ! Bon voyage 🙂

  2. Grands merci’s pour toutes ces informations!
    Je souhaitais offrir ce super voyage à mon adorable femme et j’étais dans l’interrogation!
    Pourrons nous le faire ou non ?
    La lecture de ces questions réponses me laisse augurer d’un séjour rapide dans ce paradis animalier!
    Je ne manquerai pas de vous consulter pour le cas où je ne trouverai pas réponse à une question qui me viendrait.
    En attendant, mille Merci.
    Patrick de Toulouse

    • Si vous en avez l’occasion, foncez ! Ça reste, de loin, un de nos plus beaux souvenirs de voyage. Et si vous avez des questions, vous savez où nous trouver ! 🙂

  3. bonjour nous allons au letaba restcamp debut novembre, et nous aimerions savoir si les restaurants sur place ne sont pas trop cher. Si par hasard vous sauriez pour quel prix nous pourrions manger un repas, nous n’avons pas envie de faire la cuisine. Nous comptons aller deux jours au letaba et deux jours au satara restcamp. Qu’en pensez-vous. pendant que j’y suis , savez vous à quel prix sont les games drive dans ses camps. Nous comptons faire comme vous les safaris avec notre voiture, mais une fois y aller avec un ranger. Merci et encore bravo pour ce blog, nous l’avons devorer. felicitations.
    Didier

    • Bonjour Didier,
      Je ne peux pas vous répondre avec précision concernant les prix des restaurants puisque nous n’y avons jamais manger. En revanche, je sais que ces deux restaurants (http://www.muggandbean.co.za et http://www.cattlebaron.co.za) sont présents sur le Kruger. Je ne sais pas dans quels camps ils sont mais ça vous donne une base pour les prix. Tous les témoignages que j’ai lu à ce propos parlent néanmoins de prix “convenables”.

      Pour les camps, comme vous restez plusieurs nuits sur un meme secteur, peut être serez-il préférable de choisir deux camps un peu plus éloigné l’un de l’autre, pour ne pas tourner autour des mêmes spots. Bien qu’il soit relativement grand (ça peut être un plus pour les restos), le camps de Skakuza est très bien situé. Nous avons vu beaucoup d’animaux dans cette zone (tout autour de la rivière Sabie : lions, leopards…).

      Pour les rangers, là encore, aucune info sure puisque nous ne l’avons pas fait. Nous attendions de savoir si nous verrions des animaux… et finalement, on était tellement ravis de ce qu’on avait vu par nous même qu’on n’a continué seuls. J’ai lu sur un autre blog qu’un game drive de 3 h, serait autour de 230 rand pour un adulte (15 euros), mais je ne peux pas vous garantir l’info !

      Si vous avez d’autres questions 🙂

  4. Félicitation pour votre récit, c’est passionnant ! Nous avons décidé de partir 2 semaines en Afrique du Sud et de faire 5 jours au Kruger ! Votre article répond parfaitement bien aux questions que je me posais !

    Il m’en reste une dernière.Vvous vous etes baladés pendant les 5 jours sans guide ? J’ai vu qu’à certain endroit, il était possible de reserver des safaris au levé du soleil, au couché, la nuit, à pied… Avez-vous essayé cette formule ?

    Merci ! 🙂

    • Merci Jade !
      Nous avions décidé d’essayer de voir les animaux par nous même et si au bout du troisième ou quatrième jour, on n’avait toujours pas vu l’incontournable big 5, de s’offrir les services d’un guide. Il se trouve qu’on a eu beaucoup de chance et qu’on a vu beaucoup de choses. Le lever du soleil et le coucher du soleil correspondent aux heures d’ouverture et fermeture du parc depuis l’intérieur (depuis l’extérieur c’est une heure plus tard je crois). On s’est levé tous les matins très tôt pour faire les levers de soleil et on terminait toujours au coucher (avec une grosse pause au milieu quand même !). Quant à la découverte du parc à pied, on a surtout trouvé ces infos après coup, donc on l’avait pas vraiment envisageait. Dans chaque camps, vous pourrez trouver des propositions de découverte avec guide, donc pas besoin de réserver normalement.
      Si vous avez d’autres questions, n’éditez pas ! 🙂

  5. Bonjour,
    Et merci pour ce reportage et ces nombreuses informations !
    Nous envisageons de nous y rendre en août avec notre fille de 6,5 ans.
    J’ai lu/entendu ça et là que beaucoup de lodges (voire de parcs) n’acceptent pas les enfants de moins de 10 ans.
    Est-ce que vous confirmez?
    Merci d’avance.

    • Bonjour Cyril,
      Nous n’avons pas vraiment prêté attention à ce genre de questions. Mais ça me semble assez improbable… Les lodges qui n’acceptent pas les enfants de moins de 10 ans sont je pense des lodges cherchant un certain standing pour leur clients (je ne fais que supposer). Concernant les parcs, ça me semble tout aussi curieux… Peut être les réserves privées. Pour le Kruger, je suis quasiment sure d’avoir vu beaucoup d’enfants de moins de 10 ans dans le parc et dans les camps.
      Désolé de ne pas pouvoir plus vous aider.
      Bon voyage !

      • Bonjour,
        Je viens de lire votre récit et franchement cela fait rêver…
        J’ai plusieurs questions à vous poser si cela ne vous dérange pas, car je prépare ce voyage de 15 jours avec ma femme et ma fille…
        nous comptons y aller en février 2018, j’ai lu que ce n’était pas la meilleure période pour le parc Kruger, qu’en pensez-vous?
        Quel budget faut-il compter pour 3 ou 4 nuits sur place avec un minimum de confort (resto, lodge,piscine)?
        Question bête, pouvons-nous nous balader seul en voiture dans le parc sans guide armé, car je pensais que cela n’était pas possible?
        Si nous décidons de nous rendre au parc en voiture via Johanesbourg, combien faut-il compter pour une location de 1 semaine?
        Peut-être existe t-il des bus qui font le trajet?
        Je vous remercie par avance pour vos réponses.

        • Bonjour Malik,
          Je vais essayer de répondre à toutes vos questions ! 🙂 (et ça ne me dérange pas)

          – Concernant la période, je pense que cela dépend des années. Février correspond à la fin de l’été et il fait encore chaud (rien d’insoutenable normalement). Nous y étions en janvier 2016 et c’était super. Début 2016 il faisait particulièrement sec du coup la végétation était rare et ça nous a permis de voir plus d’animaux. C’est aléatoire en fonction des années mais je pense que ce n’est pas la plus mauvaise période.
          – L’entrée dans le parc est à environ 18 euros par jour pour un adulte, 10 pour un enfant de moins de 11 ans. Concernant les logements, il vous faut compter 50 à 60 euros pour deux personnes pour un bungalow en dur, 30 euros pour une tente aménagée (tout aussi confortable si ce n’est qu’il n’y a pas la clim mais juste un ventilo). Les piscines sont accessibles dès que vous avez une réservation dans le camps (on est parfois passé outre en se baignant le midi dans des camps ou l’on ne dormait pas). Pour manger, il y a des gaz et barbecue pour cuisiner sur place (les logements ont des frigos). Et dans les plus grands camps il y a restos et supérette. Mais n’ayant pas utilisé les restos je ne peux pas vous en dire plus…
          – La question du garde n’est pas bête ! Je me suis posée la même avant d’arriver devant le Kruger… Et bien sachez que oui : vous pouvez vous balader seuls dans votre voiture dans tout le parc. En respectant les heures d’entrée et de sortie des camps et avec un minimum de bon sens. Interdiction de sortir de la voiture hors zones autorisées, et bien sur faire attention à l’ouverture des fenêtres en fonction des animaux qui vous entourent. Au début on a toujours tendance à remonter la vitre au moindre bruit. Après on se détend un peu 🙂
          – Nous avons loué la voiture sur Johannesburg. Je crois que nous avons mis plus ou moins 7 heures de route pour arriver à l’entrée du parc. La location d’une voiture ne coûte rien en Afrique du sud. Les premiers modèles de voiture sont à moins de 15 euros par jour. Nous comparons toujours et réservons sur http://www.autoescape.com. Je ne vous conseille pas les bus. Tout est beaucoup plus simple quand l’on a son propre véhicule en Afrique du Sud.

          Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

  6. Bonjour, je cogite l’afrique du sud pour octobre et j’aimerais passer 3 – 4 jours dans le Kruger; merci bcp pour ce bel article qui m’éclaire car pas évident au premier abord.
    Les logements sont déjà rares et chers donc grâce à votre article je vais regarder les camps du parc mais j’ai une question un peu primaire , est ce que niveau propreté ça va ? merci

    • Bonjour Denice,
      Je ne peux que t’encourager à foncer en Afrique du Sud et encore plus au parc Kruger. C’est une expérience extraordinaire. Nous ne regrettons pas du tout d’avoir choisi de rester dans les “camps” pour dormir ! Il y en a pour tous les prix : tentes aménagée, bungalows… Les clients de ces camps (le mot peut paraitre primaire et peut faire croire à un manque de confort, il n’en est rien !) sont principalement des occidentaux ou des sud africains de catégorie relativement aisée. Et la propreté est excellente comparé aux pays d’Asie ou d’Amérique latine, vraiment. 🙂 J’espère t’avoir rassurée !

    • Bonjour,

      Merci beaucoup pour votre réactivité…
      Une dernière petite question d’ordre sanitaire, est-ce vraiment primordial le traitement préventif contre le palu/malaria?
      Concernant l’entrée du parc Kruger, on paye qu’une seule fois si on reste 4 jours sur place?
      Pouvez-vous me donner les noms des camps que vous aviez réservé?
      Merci d’avance pour vos réponses…

      • En effet la liste des camps et les détails des tarifs sont dans l’article. Concernant les moustiques, nous n’avons pris aucun traitement particulier et nous n’avons pas le souvenir d’en avoir croisé beaucoup, contrairement aux zones asiatiques. 😎

  7. Bonjour,
    Merci pour le récit de votre expérience. J’organise notre roadtrip pour début juillet et ça donne envie !
    Concernant les hébergements et le paiement de l’entrée simultanée, j’imagine que pour un soir d’hébergement réservé, l’entrée du jour suivant est proposée. Mais à partir de quelle heure peut-on entrer dans le parc pour aller un 1er logement sans payer d’entrée de parc ? Je me pose la question comme vous avez dit avoir payé 4 jours (et êtes restés 5).
    Je rejoins le questionnement d’Aurélie en août dernier…

    • Bonjour Laury,
      Je ne suis pas sûre de comprendre ta question ! En fait si tu payes une nuit dans le parc Krüger, tu peux entrer dans le parc des la première heure d’ouverture, passer la journée, dormir, et passer la journée du surlendemain jusqu’à la fermeture (et cela en ayant payé une nuit + une entrée).
      Tu me demandes si tu peux rejoindre un logement du parc sans payer une entrée ? Y allait que pour dormir ? Je pense que ce n’est pas possible. Il faut forcément payer une entrée pour passer les grilles du parc. Si c’est ta question, je te suggère de dormir à l’entree du parc dans un hôtel qui sera moins cher et qui te permettra d’entrer dans le parc à la première heure le lendemain.
      Si tu as d’autres questions, n’hésites pas 🙂

      • Tu as répondu à ma question dans la 1ère partie de ta réponse. Si je booke la nuit de lundi soir, je peux arriver lundi matin et repartir mardi en fin de journée. Merci pour l’explication !
        Je retourne à mes préparatifs ! 🙂

  8. Un Grand Merci pour ce merveilleux récit et un grand Bravo pour vos photos qui sont magnifiques !!
    Nous partons avec nos enfants de 12 et 15 ans dans 2 semaines pour les chutes Victoria puis le Kruger.
    Nous avons planifié Blyde River Canyon, puis 4jours/3 nuits dans le Kruger ( Berg-en-dal, Satara et Talamati) et enfin 2 nuits dans la réserve privée de Shindzela.
    J’avais un peu peur que ces longues heures de route dans le Kruger puissent être lassantes pour nos enfants si on ne croise pas beaucoup d’animaux, mais je n’en reviens toujours pas du nombre d’animaux que vous avez vu. Le léopard avec sa proie … Magnifique !!!
    L’éléphanteau est superbe aussi ! En Avril nous ne verrons peut-être pas autant de jeunes animaux que vous.

    Je voulais savoir si il était facile de se repérer dans le parc avec la carte fournie à l’entrée ? Il y a les routes principales, mais peut-on (et doit-on pour plus de chance) emprunter des petites pistes annexes ?
    Vos photos sont vraiment très réussies ! J’ai acheté un objectif 300 mm pour l’occasion car j’avais peur que nous ne voyions les animaux que de très loin.
    Merci en tout cas et félicitations pour ce beau voyage.

    • Bonjour Pierre,
      Merci pour votre commentaire 🙂
      Aucune inquiétude pour le parc Kruger. Même si nous avons eu beaucoup de chance et qu’il faut avoir de la patience pour voir les animaux, il est impossible de ne pas être enthousiastes sur les routes du parc. Au début, la moindre antilope vous émerveillera et les plus belles rencontres vous reboostent pour des heures et des heures ! Vos enfants sont relativement grands donc je n’ai aucune inquiétude à ce sujet. N’hésitez pas à échanger avec les voitures que vous croisez, pour savoir quels animaux se cachent dans le coin…
      Pour répondre à votre question, le parc est très bien balisé. Les routes principales sont goudronnées, les plus petites sont des chemins. Chaque croisement indique les directions, et les chemins non publics sont fermés par des barrières. J’étais persuadée qu’il fallait être sur les chemins pour voir plus d’animaux. Pas nécessairement. Les animaux n’ont pas peur des voitures. A partir de là, ils peuvent sortir de n’importe où ! Pour le léopard, nous étions sur la route principale. Environ une dizaine de voitures étaient sous l’arbre en question à observer la bête. Rien ne l’a perturbé !

      Pour l’appareil photo vous ne le regretterai pas votre investissement ! quel bonheur de faire des photos et d’observer à travers l’objectif. Même si encore une fois, les plus belles rencontres se font à quelques mètres.
      Je vous souhaite vraiment de faire les mêmes découvertes que nous (nous avons entendus des gens qui avez vu bien plus d’animaux encore). Bon voyage !

  9. Bonjour,

    Merci pour toutes ses infos. Le prix de vos hébergements au Kruger par nuit, c’est le prix par personne ? Ou c’est le prix de la location ?
    Nous prévoyons de faire plusieurs jours au Kruger mais aimerions estimer un budget avant.
    Merci par avance

    • Merci pour ton commentaire Lora.
      En effet, je ne l’ai pas bien précisé mais les prix affichés sont ceux du logement pour deux personnes. Et non pas le prix par nuit et par personne. 🙂
      Bonne préparation !

  10. Vous m’avez clairement décidé ! Je cherchais un endroit dans le monde où aller en septembre, puis j’ai commencé à regarde l’Afrique du sud qui m’a toujours donné envie. Bon bah avec votre récit c’est bon, c’est décidé ce sera bien l’Afrique du Sud et la parc Kruger pour 4/5 jours déjà. ce sera la base de mes 15 jours là bas.
    Merci encore ^^

    • Avec plaisir ! On ne peut que valider avec enthousiasme ta destination 🙂 le Krüger est forcément incontournable, tout autant que la région du Cap (magnifique avec plein de choses à faire).

  11. Bjr et merci de nous faire rêver avant l heure
    SEs décider j enmene les enfants visiter ce majestueux parc avec tous ces animaux
    Il on 12 , 15 , et 20 ans fille , garçon ,fille
    5 jours dans le parc est-ce de trop ou pas assez ?
    Il y a t il autre visite à faire dans ce coin histoire de leur proposer une dizaine de jour dans l Afrique du Sud ?
    Merci encore à vous pour votre reportage qui met l eau à la bouche
    Et si vous avez dès info je sui entrain de monter le projet n essitez pas
    Fin août début sept est-ce une bonne période ?

    • Le Kruger est magique, mais avec des enfants, il doit l’être encore plus !
      Je pense qu’il faut minimum 3 jours de safari dans le kruger pour l’apprécier (à moins d’être trèèèès chanceux) et multiplier les chances de voir des animaux. Chaque jour amène son lot de surprises. Nous ne regrettons pas d’y être resté 5 jours. Certaines heures sont plus longues que d’autres, il faut l’admettre, les animaux ne sont pas toujours au rendez-vous. Ca nous est arrivé d’errer deux-trois heures sans rien voir. Mais généralement la récompense méritait une telle attente. Vos enfants ne sont pas petits et donc plus patients. 4-5 jours c’est bien, surtout en prenant le temps de faire de vraies pauses entre midi et deux dans les camps (quand il y a une piscine :-)). Plus long, c’est toujours intéressant mais si déjà vous passez 5 jours à arpenter de longues heures le parc vous n’aurez pas de regrets.
      Pour la période aout-septembre, je crois que le gros + c’est la visibilité : période sèche donc peu de végétation. Il sera donc plus facile d’observer les animaux. Et vous ne souffrirez pas de la chaleur.
      Sinon dans la région (au nord du parc), il y a le Blyde River canyon qui est très réputé et offre des paysage, parait-il, magnifique. Nous n’avons pas eu le chance d’y aller malheureusement. Mais il fait partie des “incontournables” du coin.
      J’espère vous avoir aider un petit peu 🙂

  12. Bonjour,

    J’ai lu avec attention votre récit, très prenant, on s’y croyait ! =)

    Je prépare en ce moment un autotour en Afrique du Sud avec ma femme et nous souhaiterions passer le plus de temps possible à observer les animaux, du coup pouvez-vous nous conseiller sur les réservations de camp dans le parc, ce qu’il faut pensez à faire etc …

    Avez-vous également fait d’autre visites en Afrique su Sud (Le Cap, Durban … ou même les chutes Victoria qui ne sont pas en AdS) ?

    Merci d’avance pour votre aide =) On sent déjà l’esprit du safari 😉

    Cordialement,

    Justine et Florian

    • Bonjour Florian,

      Merci pour votre commentaire.
      Le safari dans le parc Kruger est extraordinaire. Et je pense que pour en profiter pleinement et multiplier les chances de voir des animaux, vous avez raison de prévoir du temps sur place. Combien de jours comptez-vous rester dans le parc ?
      Pour les réservations, faites-les les plus tôt possible, même si nous n’aimons pas imposer un planning, mieux vaut anticiper pour être sur d’avoir les camps que vous désirez. Je ne sais pas vraiment quoi vous dire de plus que ce qu’il y a dans l’article. Est-ce que vous avez des questions plus précises ?

      Concernant les autres visites en Afrique du Sud, nous avons écrit un article :
      – sur durban : https://www.a-ticket-to-ride.com/visiter-durban-quoi-voir-tourisme/
      – sur Le Cap : https://www.a-ticket-to-ride.com/visiter-cape-town-10-immanquables/

      Nous n’avons malheureusement pas été dans la région des chutes victoria, je ne pourrai pas vous aider à ce sujet.

      Bon voyage,

      N’hésitez pas si vous avez d’autres questions 🙂

  13. Enooooorme votre travail!!! Tant sur l’article que sur la video! Apres avoir vu et lu on a qu’une envie c’est d’y aller. Ce sera peut etre le cas pour nous cette annee 😉
    Encore 👏🏻 de Tony et Adeline du blog On met les voiles

  14. Magnifiques photos, j’y serais dans moins d’un mois. J’espère que la météo sera sage et les animaux présents malgré la période. Savez-vous combien de temps faut-il pour faire le trajet berg en dal-malelane gate ?

    merci beaucoup

    • Bonjour Damien,
      Quelle chance ! Nous, on s’en remet toujours pas. Le Kruger est extraordinaire !
      Il n’y a que 12 km si je ne me trompe pas entre Berg en Dal et Malelane gate. 12 km entre 30 et 50 km/h, donc moins d’une heure si vous ne tombez pas sur trop d’animaux à observer 🙂

      • Bonjour, j’ai lu votre “reportage” avec bcp d’attention car je pars cet été. Je me suis inspiré de vos conseils pour le Kruger.
        J’ai réservé hier mes nuits. J’ai coché à chaque réservation les “fees” pensant que c’était les taxes obligatoires. Si je vous lis bien, c’est en fait l’entrée au parc à ne payer qu’une fois si l’on dort sans sortir?
        Est-ce bien cela? Pensez-vous que je puisse me faire rembourser ou obtenir un avoir pour d’autres choses dans le parc (sortie avec guide par exemple).
        Merci pour votre réponse.

        • Bonjour ! Oui, il suffit de payer la taxe une seule fois pour tout le séjour à l’intérieur du parc, pas chaque jour. Pour nous aussi ça avait été un peu compliqué à comprendre cette histoire. On ne sait pas si l’administration du Kruger peut faire un geste, peut-être vaut-il mieux les contacter par mail en amont… En tout cas, vous allez vous régaler : ce parc, c’est une expérience formidable ! Tenez-nous au courant.

  15. Très belle histoire mais très utopique. Vous avez eu énormément de chance. Nous avons fait le même safari, croisés d’autres français et très peu, tout comme nous ont eu la chance de voir le Big 5, et ce même en 5 jours. De même que les guépards et les hyènes. Vraiment, vous avez eu énormément de chance, soyez en conscient 🙂

    • Merci pour le petit mot ! Oui, on a sans doute eu de la chance, on en est conscients. “Utopique” ? On ne croit pas : on a rencontré beaucoup de gens qui ont vu le Big 5, même dans une seule journée. Un guide nous a affirmé que ce n’était pas quelque chose de rare dans le parc Kruger. Il faut mettre toutes les chances de son côté ! Nos conseils : avoir le courage de se lever à l’aube pour partir le plus tôt possible, rentrer le plus tard le plus possible, c’est le matin et le soir qu’on voit le plus d’animaux. Demander aux occupants des autres voitures – particulièrement celles avec des guides – ce qu’ils ont vu quand vous les croisez : ils vous indiqueront de bons spots. Rouler doucement, s’arrêter aussi quand vous voyez des véhicules immobiles. Etre patient. Et profiter de cet incroyable spectacle…
      Pour les hyènes, honnêtement, on en a vu énormément, même sur la route, à l’aube… Bizarre que vous n’en ayez pas aperçu.

    • Je reviens de 2 semaines de Kruger et il y a 3 ans nous y sommes resté 6 jours. Ce récit est bien réel et reflète bien ce magnifique parc. Lever à 4h, sortie du camps à la levée des barrières, la route ou piste à 20-40km/h. Les pistes en tôle ondulée, la chaleur, la poussière, les arrêts casse-croute-piscine…, les grillades le soir et la bonne ambiance internationale pour indiquer ou et quoi voir. Mais surtout un nombre d’animaux, mammifères, oiseaux, reptiles incroyable. On vit en direct un documentaire animalier que l’on regarde à la TV avec en plus les sons et les odeurs de la savane. Pas tous les jours nous n’avons vu les big-five mais à de nombreuses reprises. Les moments inoubliables se succèdent tous les jours. Combats d’impala ou d’éléphants, famille de lions et repas, accouplement de léopards, immenses troupeaux d’éléphants ou de buffles, de très nombreuses espèces d’antilopes, singes, rhino, girafes, zèbres et en plus les différents aigles, vautours, guêpiers, martin-pêcheurs, rolliers…. des centaines d’oiseaux différents. Juste le guépard que nous n’avons jamais eu la chance de voir mais nous retournerons…maintenant j’ai 17000 photos à trier, de quoi remplir un joli bouquin! Merveilleux kruger et merci pour cette histoire

  16. Je pars en Afrique du Sud en septembre et je viens de dévorer votre article. Merci pour ces précieux conseils. Cela va pas mal nous aider. On a réservé nos camps à Skukuza et Satara (vu qu’on aura le strict minimum pour le camping, on a évité les camps sans supérettes ou resto… On arrivera du Swaziland donc j’espère qu’on trouvera un supermarché sur la route ! ahah (pas gagné je crois).
    J’espère qu’on verra autant de bêbêtes que vous ! 🙂 Vous vous êtes super bien débrouillés (ou vous avez eu beaucoup de chance).
    Je ne comprenais pas pourquoi sur les 3 jours dans le Kruger, on en payait que 2 au moment de notre réservation avec celles des hébergements. Mais j’ai l’impression que c’est normal 🙂

    • Si notre expérience peut aider les autres voyageurs on en est ravi ! N’hésites pas à demander aux autres voitures dans le parc ce qu’elles ont vu et où. Et dès qu’une voiture est arrêtée, il y a dans 9 cas sur 10 un animal ! En te levant tôt, il n’y a pas de raison que tu ne croises pas plein d’animaux ! J’en suis sûre.
      Et pour les entrées, j’avais le même doute avant d’arriver sur place (4 entrées pour 5 jours dans le Kruger…) mais rien ne nous a été demandé en complément. Donc c’est comme ça que ça marche.
      Bon voyage et si d’ici là tu as besoin d’autres infos n’hésites pas ! 🙂
      (Ah oui et il y a des supermarchés dans toutes les villes à proximité des entrées du parc je pense, donc tu devrais trouver)

  17. Bon sang, j’ai eu le palpitant en lisant votre texte, j’adore!! j’ai eu l‘impression d’être à vos côtés.
    Nous sommes actuellement en Australie, et ici, on a parfois que l’Afrique ça doit ressembler à ça… sauf qu’ici les big 5 sont absents et que le kangourou c’est géniale mais face à un éléphant ou un guépard… il fait pas le poids!
    Maintenant, j’ai bizarrement une idée en tête: aller au parc kruger, étonnant non? 😉

    • Pas étonnant, non ! Et on vous encourage plus que chaleureusement à y aller : pour et avec les enfants, ça doit être (encore plus) extraordinaire !

  18. Très beau récit ! Le Kruger reste aussi l’un de nos plus beaux moments en Afrique du Sud, et de voyage tout simplement. Il y a une sorte de magie lorsque l’on croise tous ces animaux.

    • Merci ! On partage les mêmes sentiments : croiser la route de tous ces animaux sauvages, ça reste de beaux souvenirs de moments plein d’excitation et d’émotion. On ne saurait trop recommander l’expérience.

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